LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

Par R. A. Boulay ©1990

Éditeur : Roberto Solàrion ©1997
Traducteur : Polo Delsalles ©2003

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Chapitre 6

LES DIEUX SERPENTS ET L'IMMORTALITÉ

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« Faites un séraphin et montez-le sur une perche. Et si quelqu'un qui est mordu, le regarde, il recouvra ». Livre des Nombres

LA PERCEPTION DU SERPENT COMME ÉTANT MALVEILLANT

En plus d'Adam et Ève, l'autre hôte important du jardin d'Éden fut le serpent. On lui donne des qualités qui rivalisent avec et surpassent celles d'Adam. Même la Genèse concède ce point en affirmant que « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahvé Dieu avait faits ». Le Haggadah décrit le serpent comme étant grand, ayant deux jambes, et avec des pouvoirs mentaux supérieurs. Il fut le seigneur de toutes les bêtes de l'Éden : « Dieu parla au serpent, 'Je vous ai créé pour être le roi de tous les animaux. Je vous ai créés pour être debout' ». Dans le Haggadah, il semble avoir peu de doute qu 'il ait marché comme un homme.

Dans la Genèse, le serpent fut puni sévèrement pour son rôle dans la chute d'Adam et Ève. Désormais, son destin fut de ramper sur son ventre. De cette façon, la Genèse sous-entend, qu'à un certain moment, le serpent fut une créature avec des jambes et qu'il les perdit en mangeant du fruit défendu. Le Haggadah est plus explicite et dit carrément que, « ses mains et ses pieds furent coupés ».

En apparence, le serpent avec des jambes dut être une créature effrayante, dominant tous les animaux aussi bien que l'homme. En fait, quand Adam et Ève furent expulsés de l'Éden, ils portèrent des « chemises de peau ». Mais puisque Adam et Ève furent végétariens pendant cette période et que l'homme n'avait pas eu la permission de manger de la viande jusque après le Déluge, ces « peaux » durent être celles qui furent muées par les reptiles. Ce fait est confirmé par plusieurs sources anciennes.

Les anciennes légendes juives indiquent que les vêtements portés par Adam et Ève furent non seulement faits de peaux reptiliennes mais qu' elles les protégèrent des prédateurs : « Quand ils portèrent les manteaux, disait-on à Adam et Ève, toutes les créatures de la Terre les craindraient ». Les peaux de serpent furent symboliques de la race souveraine et leur rappelèrent non seulement leur origine mais agissaient aussi comme un talisman pour les protéger des créatures sauvages. [Note de l'éditeur : Encore aujourd'hui, nous portons des peaux reptiliennes de serpent, d'alligator, de crocodile--qui sont dispendieuses et distinguent le porteur de la multitude générale. Et le serpent, surtout le cobra, fut très révéré dans les anciennes cultures comme celles de l'Égypte et l'Inde.]

La notion du serpent représentant le mal est plutôt récente, car elle se développa au début de l'époque chrétienne. En réalité, le serpent biblique est souvent associé à la connaissance divine, la guérison et l'immortalité. Le mot hébreu pour la créature qui tenta Ève est « nahash » lequel est souvent traduit comme serpent mais signifie littéralement « celui qui résout les secrets ».

Même dans l'ancien Grec, le mot serpent posa des problèmes dans la traduction. Dans la Septante, la première version grecque de l'Ancien Testament, le serpent s'appelle « drakon ». En Grèce ancienne, le mot le « drakon » fut utilisé pour toutes les créatures effrayantes tels que les serpents, les grands reptiles et autres animaux terrifiants. Donc le terme « drakon » fut utilisé dans la sémantique et devint associer à un serpent ailé avec de grandes jambes comme un dragon dans la littérature et la culture occidentale. [Note de l'éditeur : Aujourd 'hui, la monnaie grecque s'appelle « drakma ». Il serait intéressant d 'enquêter sur la source étymologique de ce terme moderne.]

En toute probabilité, les dragons et autres créatures fabuleuses de la mythologie ne sont que des créatures déformées du dieu serpent. C'est un problème de sémantique provenant de la répulsion de l'homme à sa descendance saurienne. Deux écoles de pensée différentes semblent avoir contribué à la légende du serpent comme étant malfaisant et répulsif.

La première est le rapport maître esclave. L'homme remplaça les Anounnaki comme ouvriers et commença à exécuter toutes les tâches domestiques et déplaisantes. La mémoire de cette domination par les reptiles cruels et impitoyables fut exacerbée par la descente des Néfilim avant le Déluge. Ces hommes de l'espace vécurent et se marièrent avec l'espèce humaine et à la fois, les Saintes Écritures et les sources sumériennes révèlent qu'ils furent une race de barbares et de cannibales.

Au moment de la venue du Déluge, l'homme en fut arrivé à mépriser et à même persécuter ces progénitures sauriennes. Les sources anciennes suggèrent fortement que quiconque démontrant des signes de descendance des dieux serpents fut traqué et détruit.

Le deuxième facteur majeur dans l'évolution de l'idée qu'il représentait le mal fut l'inimitié entre Enlil et Enki. Quand les terres furent réclamées après le Déluge, Enlil plaça ses fils responsables des terres du Moyen-Orient et les fils d'Enki reçurent les terres étrangères telles que l'Égypte et la vallée de l'Indus. Cependant, les fils d'Enki revinrent au Moyen-Orient et, son fils aîné Mardouk, saisit le contrôle de Babylone et réclama le titre si convoité de «50".

On se souvient d'Enki comme le créateur et le bienfaiteur de l'espèce humaine et il est associé à la connaissance divine, la guérison et l' immortalité--exactement les mêmes qualités attribuées au serpent dans le jardin d'Éden. Donc, la « chute de l'homme » biblique revêt le caractère d'une confrontation entre Enlil, l'Élohim de l'Ancien Testament et Enki, le dieu serpent usurpateur. [Note de l'éditeur : Dans le livre, « The Stellar Man » de John Baines, l'Archon de la destinée qui dupa Moïse et devint par la suite l'usurpateur de pouvoir de cette planète, remplaçant l'Archon souverain précédent « amical » envers l'homme, fut connu par la lettre Y. Ce Y réfère-t-il à Yahvé et par conséquent, au prince héritier Enlil ?]

On trouve le même conflit dans le Conte d'Adapa lorsque Enki prévint Anou (plus tard, Enlil représentait Anou puisqu'il devint le dieu aîné) de ne pas altérer sa création. Cette dissension se trouve dans le troisième livre d'Hénok lorsque le patriarche devait être donné le statut de dieu et l'immortalité. Les « anges », représentant le plus vieil ordre, protestèrent que Dieu révélait des secrets divins à l' homme. Ils lui rappelèrent à la mémoire, « les dieux primordiaux n' ont-ils pas donné un bon conseil lorsqu'ils dirent, 'ne créer pas l' homme' ? »

Pour les dieux conservateurs et plus anciens, l'homme fut considéré un animal inférieur, car à plusieurs reprises, il est critiqué pour sa transpiration et sa saleté, des traits typiques de mammifères. Dans le troisième livre d'Hénok, l'homme est méprisé par les dieux mineurs ou les anges qui le caractérisent comme « l'espèce humaine née de la femme, tachée, malpropre, salie par le sang et le flux impur, des hommes qui transpirent des gouttes putrides ». Ce dégoût des anges envers leurs cousins mammifères puants et poilus est réitéré partout dans l'Ancien Testament d'où cette aversion est masquée sous l'image de la « faiblesse de la chair ».

Les Anounnaki furent fiers de leur apparence reptilienne--leur corps lisse et brillant--et les traits de mammifères leur furent répugnants. D'un point de vue objectif, l'élégance et la beauté de la forme reptilienne ont beaucoup de mérite. Il est difficile de voir comment se développa la répugnance physique envers ces créatures.

Le problème de répugnance est difficile à traiter et nous le laissons aux psychanalystes. Dans une large mesure, il semble être une expérience acquise, le résultat de ce que l'on nous enseigne quand nous sommes jeunes. D'un autre côté, le lointain souvenir du traitement bestial et barbare par les ancêtres reptiliens peut exister dans notre subconscient et contribuer à l'aversion des reptiles. [Note de l'éditeur : Nous pouvons encore démontrer une autre différence entre la culture des anciens grecs et celle des Hébreux. En Grèce, les dieux et les déesses représentaient l'ultime dans la beauté physique et la perfection. Et tel que déjà mentionné, une des raisons fondamentales pour la création du Judaïsme fut une rébellion contre tout ce qui fut grec. Donc, cette répulsion envers les Dieux sauriens provient peut-être de l'événement que Moïse et ses prêtres vécurent faisant face aux conséquences de son pacte avec le « vilain » Archon, menant en fin de compte, aux traditions religieuses judaïques et cette notion de « répulsion » de quoi que ce soit de reptilien.]

L'IMMORTALITÉ À TRAVERS LA RÉGÉNÉRATION

Dans les légendes anciennes, l'homme semble avoir eu une sorte de « connaissance » mais, il perdit l'immortalité. C'est quasiment comme si les deux furent mutuellement exclusifs.

Adam obtient la « connaissance » mais est expulsé du jardin et on lui défend de prendre le fruit de l'arbre de Vie. Il en est ainsi pour Adapa qui reçoit la « connaissance » d'Enki mais est dupé de l'eau et de la nourriture de vie qui l'aurait rendu immortel. Plusieurs des aventures de Gilgamesh furent des tentatives d'obtenir l'immortalité. On lui nie un voyage jusqu'au ciel pour implorer les dieux pour une longue vie. On lui refuse de nouveau lorsqu'il trouve Utnapishtim, son grand-père. Il obtient enfin la plante magique qui guérit et prolonge la vie, mais un serpent la lui vole, sans doute une image des dieux serpents.

Dans la mythologie mondiale, le serpent fut toujours le symbole de la longue vie, de la guérison, de la régénération et de l'immortalité. Partout ailleurs, les serpents furent associés avec la guérison. Par exemple, le « Chilam Balam » des Mayas raconte que les premiers habitants du Yucatán furent les Chanes ou « Gens du Serpent » qui vinrent de l'est en traversant l'eau avec leur chef Itzamna qui fut appelé par hasard le « Serpent de l'est ». Il fut un guérisseur et pouvait guérir par l'imposition des mains et même ranimer les morts. [Note de l'éditeur : Même aujourd'hui, le symbole de l'Association médicale américaine porte le symbole de deux serpents enroulés autour d'une perche. Itzamna est le nom Maya du prince-héritier Enlil. Son fils, le prince Nannar mena la première expédition des Anounnaki (ou Olmèques) de l'Afrique du Sud vers les Amériques. Nannar fut connu comme le légendaire Quetzalcóatl, le dieu serpent volant. Pour plus de détails, voir « The Lost Realms » par Zecharia Sitchin.]

Dans l'Ancien Testament, le rôle du serpent comme guérisseur est illustré dans l'incident du « serpent impudent » ou « séraphin » qui s 'éleva sur une perche et devint une cure pour les maladies des tribus pendant leur exode d'Égypte.

Dans les sources anciennes, on ne trouve pas beaucoup de détails sur la dualité de la connaissance et de l'immortalité, telle que représentée par les deux arbres dans le jardin d'Éden. À part les brèves références dans le conte d'Adapa, la littérature ancienne concentre sur les efforts de l'homme à réaliser l'immortalité et la longévité. L'arbre de Vie symbolique et la nourriture et la boisson magiques sont des sujets populaires parmi les diverses cultures du Moyen-Orient et paraissent souvent dans leurs arts.

Le contraire est vrai de l'Ancien Testament où l'immortalité est presque oubliée et l'emphase est placée sur les péchés de l'homme causé par sa chute quand il acquit la connaissance. Une exception se trouve dans le document pseudopigraphique appelé, « La vie d'Adam et Ève », qui raconte des épisodes de leur vie après qu'ils eurent laissé l'Éden.

Datant du 1er siècle après J.C., il est disponible en Grec et en Latin. Il fournit un événement peu connu de la tentative d'Adam d' obtenir quelques remèdes de rajeunissement. Selon le texte, Adam fut vieux et malade et approchait la fin de sa vie. Il demanda à Ève et à son fils Seth de retourner au jardin d'Éden pour « l'huile de l'arbre de la pitié » avec laquelle il pourrait être oint, soulagé de sa douleur et peut-être même allongé sa durée de vie. À l'entrée de l' Éden, ils furent reçus par l'ange Michel qui refusa le plaidoyer de Seth disant que l'élixir magique n'est pas pour l'homme.

La concentration hébraïque contraire à celle des traditions séculières anciennes suggérerait que l'emphase sur la « connaissance » par la prêtrise fut une déviation délibérée pour imposer sur leurs gens une doctrine de « péché originel » ainsi que la « chute de l'homme », se donnant un grand contrôle de leurs esprits et de leurs comportements. [Note de l'éditeur : Amen !]

La recherche de la régénération, une forme d'immortalité, fut un thème commun de la littérature ancienne et de la mythologie. Dans l'Épique de Gilgamesh, ce fut un sous-thème où, après avoir dit à son petit-fils que les dieux lui avaient refusé l'immortalité, Utnapishtim eut de la compassion pour son petit-fils ; et, pour ne pas le laisser retourner les mains vides, il est informé d'une plante magique qui restaure la jeunesse et la vitalité et où la trouver. [Note de l' éditeur : Et, depuis ce temps, nous avons recherché « la fontaine de jouvence » !]

Donc, à son retour, Gilgamesh suit les directions de son grand-père et réussit à obtenir cette plante magique. Quelque peu imprudemment, il décide ne pas l'avaler immédiatement mais plutôt, de l'apporter à la ville d'Ourouk pour la partager avec ses amis. Cela s'avère être une erreur, puisque quand Gilgamesh arrête près d'une mare d'eau pour se baigner, la plante lui est volée.

Pour enlever la saleté de son long voyage, Gilgamesh décida de prendre un bain bien mérité. Sottement, il laisse la plante magique sur le rivage sans surveillance. Pendant qu'il se baigne et à sa grande consternation, un serpent ou « seru » sentit le parfum de la plante, traversa sur l'eau et l'emporta. Comme le serpent parti, il mua et laissa derrière sa peau. De cette façon, l'histoire représente la capacité régénératrice du serpent d'allonger sa vie en muant périodiquement sa peau. [Note de l'éditeur : Dans la terre d'Érythrée, autrefois l'Éthiopie du Nord, il y a une légende étrange qui est évocatrice de cette mésaventure. Un serpent vit près du littoral et possède une perle brillante et magique qu'il utilise comme un radar pour se guider dans la vie. Occasionnellement, un homme est capable de voler cette perle forçant ainsi le serpent à revenir au littoral pour trouver une autre perle. Cette légende est annexée à celui-ci comme document séparé.]

Dans la recherche de l'homme pour la panacée de la longévité et la vitalité, la science n'a pu encore fournir la réponse. Comme processus naturel, la régénération n'est pas très développée chez l'homme et les plus hauts mammifères sont capables de régénérer seulement que les cheveux, la peau, les ongles, le foie et certains autres tissus. Ce processus est beaucoup plus prononcé chez les animaux inférieurs, par exemple, les salamandres et les lézards qui peuvent remplacer leurs queues, les homards et les crabes qui peuvent régénérer de nouveaux membres et le plathelminthe qui créé plusieurs nouveaux individus lorsqu'il est coupé en morceaux.

Bien que la régénération ait été défendue par les dieux partout à travers les âges, on retrouve parfois certaines références voilées dans la littérature. Quand le serpent vola la plante magique de Gilgamesh et mua immédiatement sa peau, il démontrait une forme d' immortalité. Le fait de muer la peau de cette façon fit partie de la théologie des Hébreux et des Chrétiens dans le rite de la circoncision.

Faisant partie intégrante de la convention entre Abraham et son dieu et renforcée par la suite en étant répétée plusieurs fois à ses descendants, Dieu lui dit, «Vous ferez circoncire la chair de votre prépuce, et ce sera le signe de l'alliance entre moi et vous ».

Comme le serpent parvient à la longue vie en sacrifiant et en laissant derrière une partie de lui-même, ainsi l'homme peut aussi y parvenir en sacrifiant rituellement une partie de lui-même. Le rite de la circoncision servit aussi de rappel perpétuel que ses vraies origines proviennent du dieu serpent créateur et qu'il existait à la longanimité de ces dieux. [Note de l'éditeur : Souhaitant éviter une discussion au sujet des pour et des contres de la circoncision, il devrait être noté que bien que ce fût peut-être l'intention originelle de la coutume, plusieurs cultures chrétiennes d'Europe rejetèrent cette pratique par la suite, ce qui a pour toute fin pratique presque disparue de la vie européenne moderne. C'est encore une pratique universelle parmi les Juifs et les Musulmans comme ce l'est encore parmi plusieurs peuples traditionnellement animistes d'Afrique. Elle est aussi relativement populaire aux États-Unis, mais plus à cause de la tradition culturelle que religieuse. Ailleurs dans le monde, la pratique de la circoncision est pratiquement non-existante.]

De ceux qui ont atteint l'immortalité et joint les dieux, seulement deux sont enregistrés dans la littérature ancienne. Les dieux disaient que cet attribut ne fut pas donné à la légère. Utnapishtim en fut un à qui ils donnèrent l'immortalité.

Après le Déluge, Utnapishtim et sa femme furent emmenés au vaisseau spatial où Enlil le fit passer à travers un rituel : « Jusqu'ici, Utnapishtim eut été seulement qu'un homme, mais maintenant Utnapishtim et sa femme seront pour nous des dieux ». Il fut envoyé vivre « à la source des deux rivières où Shamash s'élève », dans la terre de Dilmun. Non pas comme son équivalent, Noé n'a pas atteint l' immortalité. Les dieux de l'Ancien Testament furent des dieux beaucoup plus jaloux et intransigeants.

Avant le Déluge, un des patriarches atteignit cette distinction. La Genèse en parle énigmatiquement en disant que, « Hénok marcha avec Dieu. Il disparut alors puisque Dieu le prit ». Néanmoins, les trois livres apocalyptiques d'Hénok fournissent toute l'histoire--des détails qui furent omis de la Bible.

Hénok fut non seulement rendu immortel mais aussi déifié et il devint second en pouvoir à la divinité principale. Cette métamorphose exceptionnelle fut accomplie pour fournir un magistrat objectif qui pourrait présider au procès des Néfilim qui avait été accusé de toutes sortes d'infractions sur la Terre.

DE LONGUES DURÉES DE VIE SONT-ELLES POSSIBLES ?

La longévité parmi les anciens est proverbiale. Le nom du patriarche Mathusalem est le synonyme d'une très longue durée de vie. Si on croit les anciens registres religieux et séculiers, les rois et les patriarches antédiluviens jouirent d'une durée de vie exceptionnelle. Ces revendications sont si cohérentes et même en admettant une certaine exagération, on doit concéder qu'il doit y avoir un peu de vérité. Tacitement, l'homme moderne commence à prendre ces revendications au sérieux puisque aujourd'hui, il joue avec les possibilités que le vieillissement peut être contrôlé, même renversé et, la durée de vie peut être grandement étendue.

Les théories de vieillissement actuellement étudiées par la science moderne vont du concept de contrôle purement génétique au concept de réduire les effets de l'environnement sur l'organisme humain. Les scientifiques croient maintenant que les mécanismes qui causent le vieillissement sont extrêmement complexes et variables et, plutôt que d'avoir une seule cause, un grand nombre de phénomènes sont sans doute en cause.

La plupart des théories de vieillissement peuvent être mises en deux catégories générales : les théories d'erreurs et les théories de programmation. Les théories d'erreurs sont basées sur la prémisse que des événements aléatoires, tels que les effets de l'environnement, causent du dommage aux cellules du corps. Ce dommage s'accumule avec le temps et crée le mauvais fonctionnement des cellules, des molécules et des organes. Les théories de programmation sont basées sur la supposition que le vieillissement est programmé à l'intérieur même de la cellule et est le résultat attendu d'une séquence préméditée d' événements écrits dans les gènes.

Une des plus vieilles théories de vieillissement est la théorie de l' usure qui dit qu'au niveau moléculaire, l'A.D.N. est continuellement endommagé mais le corps ne peut pas réparer le dommage et, qu'il s' accumule menant au mauvais fonctionnement moléculaire et enfin, celui des organes. La théorie du métabolisme dit que plus que l'organisme vit rapidement, plus rapidement il mourra. [Note de l'éditeur : Vivre vite, mourir jeune !] Les restrictions caloriques semblent être le seul facteur qui, à maintes reprises, change le taux de vieillissement chez les animaux et la nutrition semblerait contrôler le changement de certaines hormones responsables du métabolisme.

La théorie des radicaux libres se concentre sur les effets préjudiciables des radicaux libres, des fragments chimiques très instables produits pendant le métabolisme normal qui réagissent et endommagent d'autres molécules. Avec l'âge, l'accumulation du dommage des radicaux libres peut perturber les fonctions vitales des structures clefs de la cellule.

Donc, les nombreux partisans de la théorie d'erreurs déclarent que le corps produira des produits chimiques défectueux et des protéines qui seront synthétisées et accumulées. Ce processus conduit à des cellules, des tissus et des organes endommagés entraînant ainsi la mort.

Par contre, la théorie de la sénescence programmée énonce que le vieillissement et la mort sont dus aux événements programmés, le résultat de l'activation et de l'inhibition séquentielle de certains gènes. Certains peuvent agir comme une horloge biologique, tels ceux qui contrôlent la puberté et la ménopause. Si le vieillissement est programmé, le système endocrine ou hormonal et le système immunitaire sont les deux candidats possibles contrôlant le vieillissement.

Des événements se produisant dans l'hypothalamus et la glande pituitaire peuvent être responsables pour certains processus importants de vieillissement. La glande pituitaire, localisée à la base du cerveau, sécrète des hormones qui stimulent d'autres glandes à produire des hormones. Il est possible qu'une horloge biologique dans l'hypothalamus (une région du cerveau) ordonne la glande pituitaire à sécréter une hormone qui perturbe la capacité des tissus du corps de réagir aux hormones thyroïdiennes. Cette hormone théorique, que quelques-uns appellent « l'hormone de la mort », n'a jamais été identifiée.

Le système immunitaire défend le corps contre les bactéries, les virus et les autres organismes envahissants. La glande thymus, localisée dans le thorax est une composante essentielle du système immunitaire. Elle atteint sa dimension maximale pendant l'adolescence et décline au point où elle est à peine visible à l'âge de 50 ans. Les partisans de la théorie du système immunitaire croient qu'en diminuant la capacité du corps à lutter contre l'infection, de se défendre du cancer et même réparer l'A.D.N. endommagé, le déclin de ce système peut être l' élément le plus important dans le processus de vieillissement.

Comme nous pouvons le voir, l'étude du vieillissement est toujours dans son enfance, bien qu'elle semble être une discipline en croissance. Le fait de comprendre le mécanisme du vieillissement aidera sans doute à éliminer des maladies et des désordres associés au vieillissement et à allonger vraisemblablement la durée de vie. La science est aussi au seuil de pouvoir modifier les gènes.

Peut-être un jour, atteindrons-nous la sophistication technique de nos ancêtres, les dieux serpents qui semblent avoir résolu ces problèmes scientifiques troublants ?

Quelle ironie qu'une race d'êtres intelligents puisse vraiment exister dans notre voisinage de l'espace qui soit reptilienne et répulsive mais qui fonda la civilisation humaine ! Mais, ces créatures « répugnantes » doivent avoir une technologie suffisamment avancée pour leur permettre de voyager dans l'espace. Une race qui pourrait traverser l'espace aurait certainement la capacité de modifier les gènes et la capacité de se régénérer et, de ce fait, d'avoir une durée de vie prolongée.