« Les progénitures de l'alliance des anges et des femmes cananéennes furent les géants, connus pour leur force et leur caractère criminel. Ils ont plusieurs noms ; quelquefois, ils sont connus sous le nom Rephaïm ».
Le Haggadah dit qu'après le Déluge, une race de guerriers semi-divins habita les terres du Levant. Appelés les Rephaïm, ils furent apparemment placés comme défenseurs des terres occidentales et des installations spatiales au commencement du 3ème millénaire avant J.-C. À ce temps, leur loyauté fut aux rois de la Mésopotamie, surtout à Nannar/Sin, qui fut le chef suprême légitime de ces terres.
Quand leurs villes en Cisjordanie et ailleurs furent détruites par les rois de l'est qui envahirent durant le 21ème siècle avant J.-C., les Rephaïm perdirent toute fidélité à l'autorité légitime et devinrent une force martiale indépendante dans les terres occidentales. Ils devinrent ensuite une force redoutable et indisciplinée qui domina et persécuta les gens de ces terres pour mille ans à venir.
Les Rephaïm construisirent les fortifications imprenables dont les ruines sont trouvées partout dans le Levant, de l'Égypte à l'Anatolie. Leurs descendants, appelés les Hyksos, occupèrent l'Égypte pour plus de quatre cents ans et sous le nom biblique Amalécites, ils empêchèrent les tribus hébraïques sous Moïse d'entrer dans la terre de Canaan. [Note de l'éditeur : Le révisionnisme historique de l'École de Velikovsky dit aussi que les Hyksos furent les Amalécites, mais les historiens traditionnels placent ces deux événements à 600 ans d' écart. M. Boulay rajoute plus de crédibilité à toute sa théorie parce qu'il n'y a rien de contradictoire entre cette information et le scénario de Velikovsky. Le Dr Velikovsky déclare que les Hyksos furent les mêmes gens que les Chaldéens ou les Assyro-babyloniens, qui vinrent tous en premier lieu de la Mésopotamie.]
Sous plusieurs noms régionaux tels que les fils d'Anaq et les Philistins, ils contrôlèrent les terres colonisées par les tribus hébraïques pour la période connue comme celle des Juges. En tant que force politique et militaire, ils furent détruits par les efforts combinés des rois judéens Shaûl et David, de concert avec Kamose et Ahmose, les premiers rois de la 18ème Dynastie égyptienne. L'histoire des Rephaïm est, comme nous le verrons, entrelacée avec le destin des Hébreux des jours d'Abraham jusqu'à ceux de Salomon. [Note de l' éditeur : Le Dr Velikovsky synchronise aussi le commencement de la 18ème Dynastie égyptienne avec la période de Shaûl et de David. La reine Hatshepsout devient la reine de Saba ; la terre de Punt, la terre d'Israël. C'est étonnant. Un scientifique traditionnel pourrait attaquer la théorie de Boulay seulement que sur ce point. Aussi, le géant Goliath était un Philistin. Évidemment, Goliath était un Rephaïm hybride.]
LES GUERRIERS DIEUX : LES REPHAÏM
En 1929, les archéologues, qui excavent à Ras Shamra sur la côte de la Syrie, quelques milles au nord de la ville moderne de Latakia, trouvèrent une bibliothèque de tablettes d'argile datant du 15ème au 12ème siècles avant J.-C. Cet endroit s'avéra être l'emplacement de l' ancienne ville d'Ougarit, un centre commercial principal sur la route de commerce entre la Mésopotamie du Nord et la Méditerranée. [Note de l'éditeur : Le Dr Velikovsky basa aussi une grande partie de son révisionnisme historique sur les tablettes de Ras Shamra. Pour situé cela dans le temps, l'Exode/l'invasion Hyksos/le Cataclysme de Santorini se sont tous produits en 1,600 avant J.-C. Ajoutez à cela, 2,700 années pour une date de 4,300 avant J.-C., le commencement de notre histoire enregistrée quand la planète Nibirou quitta le Nuage Oort. Son retour en 1,600 avant J.-C. produisit ces cataclysmes. Les «géants «qui vivaient au Moyen-Orient entre 4,300 et 1,600 avant J.-C. auraient été ceux du dernier périhélie de Nibirou. La période des Juges correspondrait aux années de 1,500 à 1,100 avant J.-C. et, vers 1,000 avant J.-C., le roi Salomon fut sur le trône d'Israël. Environ 300 ans plus tard, la planète Nibirou fit son dernier retour au Nuage Oort.]
Quelques-unes de ces tablettes se reportent à un peuple énigmatique appelé « rpum ». Ces tablettes furent appelées les Textes Rephaïm à cause de l'étroite analogie avec le terme Hébreu « rpm » ou Rephaïm.
Les tablettes concernent une sommation pour assister à un grand banquet donné à une place non spécifiée pour honorer leur grand chef, le dieu El. Il décrit comment les Rephaïm préparent leurs chevaux et leurs chariots et, après avoir voyagé deux jours, ils arrivent le lendemain à l'endroit de la fête.
Un grand nombre d'animaux sont tué pour le banquet et de vastes quantités de vin sont fournies. Ce banquet dure sept jours. Dans ces tablettes, on nomme les héros les « Rephaïm de Baal », mais ils sont aussi considérés comme des divinités puisqu'ils sont appelés des « ilnym » ou des dieux. [Note de l'éditeur : Baal/Bel/Belus/Balder sont d'autres noms pour le Baron Mardouk de la planète Nibirou.]
Le distingué savant Biblique, Adrian Curtis, dans son livre « Ougarit (Ras Shamra) » suggéra que les Rephaïm des tablettes d'Ougarit doivent être distingués en trois catégories :
1. Les Rephaïm de la Terre ou les « rpians ». Ils semblent être les conducteurs élites de chariots qui vinrent au banquet.
2. Les anciens Rephaïm ou « rpim qdmyn » ou les ancêtres royaux. Ils furent probablement les Néfilim antédiluviens.
3. Les Rephaïm qui sont dieux ou « rpum ilnym » ou les Rephaïm célestes. Ce sont vraisemblablement les Anounnaki qui sont demeurés dans le vaisseau spatial, quelquefois appelé les « Igigi ».
[Note de l'éditeur : Voyez les Montagnes rhipaennes, puisque ces termes sont en quelque sorte raccordés linguistiquement. Le terme « Montagnes rhipéennes » fut important dans la topographie de l' Hyperboré, l'ego altéré de la planète Nibirou.]
Ici, nous nous intéressons aux Rephaïm de la Terre. Ils sont les descendants des Néfilim et leur tâche fut de protéger les terres occidentales en tant que race semi-divine de guerriers professionnels.
DEUX MILLE ANS DE DOMINATION
Les Rephaïm furent des gens de la terre de Canaan au 3ème Millénaire avant J.-C. Dans la Genèse 15, ils apparaissent en premier lieu lorsque, en les jours d'Abraham, ils sont inscrits comme un des peuples natals de Canaan. En l'an 2,068 avant J.-C., quand Yahvé conclut une convention avec Abraham à Hébron, il catalogua les gens de cette terre comme suit :
« Je donne à ta prospérité ce pays, de la rivière d'Égypte jusqu'au grand fleuve, la Rivière Euphrate : les Qénites, les Qenizzites, les Qadmonéens, les Hittites, les Perizzites, les Rephaïm, les Amorites, les Cananéens, les Girgashites et les Jébuséens ».
À ce temps, les Rephaïm sont inscrits comme une des nations majeures de la Terre. Quelque 600 ans plus tard, au temps de l'Exode, quand les Israélites traversèrent la rivière Jourdain pour se rendre en Canaan, Deutéronome chapitre 7 énumère les sept nations de Canaan comme les Hittites, les Girgashites, les Amorites, les Cananéens, les Perizzites, les Hivvites et les Jébuséens.
Les Rephaïm sont manifestes par leur absence. Durant les années intervenantes, il semble qu'ils furent éliminés comme nation ou force politique.
Comme nous le verrons, plusieurs de leurs villes de Cisjordanie furent détruites en les jours d'Abraham. Le vestige de ce peuple colonisa la partie Ouest et Sud de la Palestine ; comme force dispersée, ils furent encore une force puissante à affronter et ils furent connus sous plusieurs noms locaux tels que, les fils d'Anak, les Amalécites et les Philistins.
LA CLASSE DE GUERRIERS GÉANTS
Les Saintes Écritures expliquent clairement que les Rephaïm furent les descendants des Néfilim et qu'ils furent de féroces guerriers géants qui dominèrent les terres occidentales durant deux mille ans avec leurs armes de fer supérieures et leurs chariots, et que leurs villes forteresses furent pratiquement imprenables.
Dans le Livre des Nombres, ils sont décrits comme des géants quand, pendant l'Exode, Moïse décida d'envoyer des éclaireurs au nord dans la terre de Canaan pour l'explorer avant que toute pénétration sérieuse soit entreprise. Les douze éclaireurs revinrent avec un rapport très décourageant :
« Ils montèrent par le Négeb et parvinrent à Hébron, où se trouvaient Ahimân, Sheshaï et Talmaï, les Anaqim [les fils d'Anak]. ... Toutefois, le peuple qui l'habite est puissant ; les villes sont fortifiées, très grandes ; nous y avons même vu des descendants d' Anaq. ... Tous ceux que nous y avons vus sont des hommes de haute taille. Nous y avons aussi vu des géants les fils d'Anaq (Nefilim), descendance des Géants . Nous nous faisions l'effet de sauterelles, et c'est bien aussi l'effet que nous leur faisions ».
[Note de l'éditeur : Le mot « Ahiman » est curieusement semblable au mot « Ahriman », pouvant être l'équivalent linguistique hindou du prince Enki/Agni.]
Quarante ans plus tard, au moment où les Israélites entreprirent de pénétrer Canaan de nouveau, cette fois-ci prenant un détour à travers la Cisjordanie, ils rencontrèrent encore les fils d'Anak. [Note de l' éditeur : Selon les historiens des universités israéliennes, le terme « quarante » fut un terme familier de la période quand les Saintes Écritures furent écrites. « Quarante » signifiait seulement que le terme général « beaucoup ». Donc, « ils divaguèrent pendant quarante ans « signifiait réellement durant une longue période de temps « . Il plut durant quarante jours et quarante nuits signifie qu'il plut beaucoup. On peut même étendre cette expression familière dans les temps plus récents. Ali Baba et les Quarante Voleurs pourraient signifier Ali Baba et sa grande bande de voleurs.]
Comme ils contournèrent la terre de Moab, on leur dits ne pas harceler les Moabites ou de les provoquer à une guerre. On leur dit que cette terre fut « autrefois habitée par les Émins, un grand et nombreux peuple, aussi grands que les Anaqim. Comme les Anaqim, ils sont considérés comme des Rephaïm, mais les Moabites les appellent Émins ». Donc, les Anaqim ou fils d'Anak furent les Néfilim et les Rephaïm, Néfilim étant leur nom avant le Déluge et Rephaïm, après la catastrophe.
Les Rephaïm et leurs cousins furent une race martiale violente de géants, équipés d'armes de fer et des chariots de guerre. Bien que l' habitant moyen des terres occidentales mesure environ entre 5 et 5.5 pieds [environ 1,5 mètres], les Rephaïm entre 9 et 10 pieds [3 mètres] durent vraiment être imposants. Lorsque l'équipe d'éclaireurs israélites revint de Canaan, ils rapportèrent à Moïse que les Anaqim qu'ils avaient vu furent des géants ; « Nous nous faisions l'effet de sauterelles, et c'est bien aussi l'effet que nous leur faisions » disaient-ils.
Le roi Og de Bashon, le dernier des Rephaïm dans cette région, fut décrit comme un homme énorme dont le lit mesurait 9 coudées de long et 4 de large. Une coudée représentait la longueur de l'avant-bras d'un homme et variait légèrement parmi les anciens peuples. Utilisant une coudée de 18 pouces [45,54 centimètres], le lit mesurerait 13.5 pieds par 6 pieds [4,15 X 1,85 mètres]. Une coudée de 15 pouces [38 centimètres] le rendrait 11 par 5 pieds [3,38 X 1,54 mètres].
Selon les Saintes Écritures, Goliath, le Philistin, qui se battit avec David mesurait six coudées et un empan. Selon les mesures précitées, il aurait été soit huit ou dix pieds de haut [2,46-3,08 mètres], dépendant de la dimension de la coudée utilisée. Goliath et ses frères furent appelés « rph » ou Rephaïm en Hébreu, bien que traditionnellement, le terme ait été traduit comme géant.
Le célèbre Samson fut probablement aussi un Rephaïm. Bien que l'Ancien Testament parle beaucoup de ses fabuleuses réalisations, il ne donne pas sa dimension. Cependant, dans le Haggadah, il est appelé un « rph » ou géant.
Né près de Beth Shemesh au Liban, son nom est clairement associé au « shemesh » hébreu signifiant soleil ou le dieu Shamash [prince Outou/Apollon, le dieu soleil]. On dit que sa mère fut fécondée par « le messager de Yahvé », un des demi-dieux. Samson refusa d'épouser une femme hébreux et choisit à sa place, une femme parmi les Philistins, vraisemblablement parce qu'elle fut une des Rephaïm.
Le Livre des Juges, chapitre 14, décrit un de ses exploits qui ressemblent aux fêtes des Rephaïm à Ougarit. Quand il fut à Timnah, une ville près de Beth Shemesh, «Samson organisa là une fête d'une durée de sept jours parce que c'est ce que faisaient les soldats élites". Il répète sans doute les exploits de ses ancêtres à Ougarit. La maison de Samson fut seulement à quelques milles de Baalbek ou Bet-Shémesh, la place sacrée où les dieux mésopotamiens se rencontrèrent et festoyaient durant les 4ème et 3ème millénaires. [Note de l'éditeur : Selon Sitchin, Baalbek fut les quartiers généraux des vaisseaux nibirouens, commandés par la princesse-royale Inanna, sous le commandement de son frère et amant secret, le commandant spatial, prince Outou.]
Comme guerriers, les Rephaïm furent une force imposante. Ils avaient une variété d'armes de fer qui surclassaient leurs adversaires. On disait que leurs grands arcs tiraient plus loin que tout autre arc.
Pendant le 2ème millénaire, leurs chariots du fer terrorisèrent toute la campagne. Protéger par leurs fortifications, leurs villes furent invulnérables ; de ces citadelles, ils surgirent et ravagèrent toutes les campagnes environnantes.
Au temps d'Abraham, les fortifications des Rephaïm furent stratégiquement localisées le long de la route du roi en Cisjordanie pour protéger les terres du nord, de l'est et du sud. En 2,085 avant J.-C., l'invasion des rois de l'est et la destruction de ces villes fortifiées marquent la fin de leur loyauté à l'autorité établie. Ils émigrèrent vers l'ouest et construisirent de nouvelles villes fortifiées du même type.
Dans l'Ancien Testament, la classe militaire fut connue par une variété de noms et cela dépendait de l'endroit où ils vivaient et de leurs associations tribales. Ils ne se mélangèrent pas avec les autres gens indigènes et furent donnés des noms natals tels que les Émins par les Moabites, les Zamzoummins par les Ammonites et les Avvites par les gens du Néguev.
Occupant originairement le Liban et la région du mont Hermon, ils s' étendirent au nord vers la Syrie et la Cisjordanie où ils construisirent un certain nombre de villes fortifiées. Dans la partie Ouest de la Palestine, ils devinrent alliés et se marièrent avec les Kaphtor qui vinrent de Crète et colonisèrent les régions côtières, connus plus tard comme les Philistins et les Phéniciens. [Note de l' éditeur : Bien qu'ils ne soient pas des Rephaïm physiquement de nos jours, ceux qui s'appelaient Philistins sont maintenant les Palestiniens. Or, il est probable que le penchant guerrier des Palestiniens pouvait être tracé génétiquement à leurs ancêtres Philistins.]
Ceux qui vivaient parmi les autochtones furent appelés les Anaqim ou les fils d'Anak. Hébron fut leur ville capitale. Un groupe particulier de Rephaïm colonisa le Néguev et la région de Seir et fut connu comme les Amalécites ou les descendants d'Amalek. Ceux-ci furent le fléau des Hébreux durant l'Exode.
LES FORTIFICATIONS DE TYPE GLACIS
Les excavations à Jéricho révélèrent qu'elle est une des plus anciennes villes du monde. Avec seulement quelques interruptions et destructions, elle fut continuellement occupée de 8000 jusque environ 1500 avant J.-C. quand elle fut définitivement détruite. C'est la période de l'Âge de Bronze.
Les ruines archéologiques démontrent que Jéricho prospéra comme ville importante d'environ 3,200 jusqu'à 2,200 avant J.-C. lorsqu'il y eut un arrêt subi. À ce temps, la ville fortifiée fut détruite par une chaleur si intense que les briques des murailles entourant la ville brûlèrent rouge jusqu'à leur centre.
Le site fut reconstruit et occupé de nouveau ; mais, après 2000 avant J.-C., un nouveau système de défense fut introduit--le type glacis ou escarpement abrupt artificiel devant la muraille. Ce système de défens e est non seulement trouvé à Jéricho mais aussi partout en Palestine, le Nord de la Syrie et même dans le delta égyptien. Son invention est habituellement attribuée aux Hyksos.
Le système de défense consiste en un escarpement de terre incliné abruptement recouvert de briques, de tuiles ou de plâtre, entouré d'un mur de pierres et d'un fossé. Au sommet de l'escarpement ou du glacis se trouve un autre mur. Donc, à Jéricho, une reconstruction des défenses démontre un revêtement d'une hauteur de dix pieds [3,08 mètres] et une inclinaison plâtrée à un angle de 35 degrés jusqu'à une hauteur de 35 pieds [10,77 mètres] au-dessus du revêtement. Sur sa crête, il y a un haut mur de brique ; ce mur de brique se trouve donc en retrait de 65 pieds [20 mètres] du mur de pierres au bas de l' inclinaison. Une coupe transversale de la fortification révèle son apparence formidable.
Après 2,000 avant J.-C., plusieurs villes de l'Ouest furent défendues de cette façon. Cela signifie qu'il y avait une culture commune ou une organisation qui rattachait toutes ces villes ensemble. Ce trait commun fut le génie militaire des Rephaïm.
Ce type de défense fut découvert à Bet-Sheân , Shechem, Gezer, Megiddo, Hazor, Saruhen et, un grand nombre d'autres villes de la Palestine. On en trouve aussi en Anatolie et en Syrie du nord à Alalakh, Karchemish et Ougarit. Elles paraissent aussi en Égypte dans la région du Delta. Curieusement, les défenses de ce type ne paraissent pas en Cisjordanie où une civilisation importante prospéra entre les 23ème et 22ème siècles, quand une longue ligne de villes fortifiées exista le long de la route nord-sud principale connue comme la Route du roi.
Ces villes furent détruites à ce temps pour ne pas être reconstruites avant mille ans. Se déplaçant vers l'Ouest, ces Rephaïm apprirent de cette expérience et reconstruisirent leurs villes d'une certaine façon pour prévenir de nouveau une telle destruction.
En même temps, ils perdirent leur loyauté aux rois sumériens, réfutèrent l'autorité établie et devinrent des troupes rebelles, errants sur les terres comme des bandes de guerriers armés. Cela ressemble aux chevaliers itinérants du 14ème siècle en Europe, qui, ayant perdu toute fidélité au moment de l'écroulement du système féodal, terrorisèrent les terres du Nord de la France.
En sécurité derrière leurs défenses imprenables, les Anaqim, du 19ème à travers les 11ème siècles avant J.-C., terrorisèrent les terres environnantes. Ces incursions sont décrites dans le Livre des Juges.
Laissant leurs citadelles à bords leurs chariots de guerre, ils ravagèrent et pillèrent la campagne à volonté. N'importe quelle résistance fut réprimée immédiatement. Ils renforcèrent leur dominance de la terre en gardant le contrôle sur la fabrication et l'usage du fer.
Le premier Livre de Samuel révèle qu'aucun forgeron se trouvait dans toute la terre d'Israël et toutes réparations aux outils de métal tels que les socs de charrue et les faucilles devaient être faites par les Philistins et leurs alliés, les Qénites qui furent d'habiles métallurgistes. De cette façon, les Rephaïm gardèrent le contrôle des terres d'Égypte et de la Palestine pendant des siècles.
LA CISJORDANIE, LE PAYS DES REPHAÏM DE L'EST
Quand les rois de la Mésopotamie envahirent la Palestine en 2,085 avant J.-C., ils passèrent par Damas et suivirent ensuite la Route du roi qui se rendait, au sud, à Elath, sur le Golfe d'Aqaba. Avec cet itinéraire, ils durent faire face aux citadelles des Rephaïm, un type de Ligne Maginot, qui furent échelonnées à la longueur de la Cisjordanie pour protéger la terre de la Palestine d'une telle incursion.
Selon le Haggadah, le pouvoir des rois envahissants devait être accablant, comptant autant que 800,000 hommes, car ils n'ont pas seulement écrasé ces villes fortifiées mais elles ne furent jamais reconstruites et la terre resta inoccupée pendant mille ans. Le conte dans la Genèse donne leur itinéraire comme suit :
« Entrant par le nord de la Cisjordanie, ils vainquirent, en premier, les Rephaïm à Ashteroth-Karnaim. Allant vers le sud, ils tournèrent vers l'ouest pour détruire les Zuzim à Ham, la citadelle qui protégea le carrefour qui traversait la rivière Jourdan jusqu'à Megiddo et la Mer ».
Revenant à leur itinéraire premier, ils vainquirent ensuite les Émins à Shaveh-Kiriathaim dans le sud de la Cisjordanie. Pénétrant avec succès l'Arabah, ils détruisirent ensuite les Amalécites dans la région de Cadès. Bien que seulement quelques villes soient mentionnées dans le conte de la Genèse, vraisemblablement, plusieurs autres furent détruites.
L'identification de ces peuples est fournie par le conte biblique qui donne l'itinéraire des Israélites 600 ans plus tard. À ce temps, ils encerclèrent la Palestine pour entrer dans la vallée du Jourdan par le même itinéraire que celui des rois envahissants, sauf qu'ils le firent du sud.
Deutéronome, chapitre 2, déclare que la terre d'Ammon fut « comme un pays de Rephaïm, des Rephaïm y habitaient auparavant, et les Ammonites les appelaient Zamzoummin : peuple grand, nombreux et de haute taille, comme les Anaqim ». Auparavant, leur nation fut éliminée et leur terre fut colonisée par les Ammonites. Les Zouzim de la Genèse et les Zamzoummin de Deutéronome sont les mêmes gens. Dans la littérature juive midrashique, le nom Zamzoummin signifie « grands maîtres de la guerre » et les gens furent les progénitures de l'alliance entre femmes cananéennes et les anciens Néfilim.
Les Émins furent aussi mentionnés dans Deutéronome. Parlant de Moab, il affirme, « il fut autrefois habité par les Émins, un grand et nombreux peuple et, aussi grand que les Anaqim. Comme les Anaqim, ils sont connus comme des Rephaïm, mais les Moabites les appellent Émins ».
Après que les Israélites eurent contourné les terres de Moab et Ammon, ils arrivèrent au pays de Sihôn. À ce temps, la partie Est de la Palestine ou la Cisjordanie fut divisée comme suit : de Wadi Zered à la partie la plus au Sud de la Mer Morte à la rivière Arnon s'étendait la terre de Moab. Sa capitale fut Shaveh-Kiriathaim, la capitale forteresse des Émins détruite quelques siècles plus tôt.
La terre des Amorites se situait au nord de l'Arnon et jusqu'à Wadi Jabbok et c'est là que vivaient les Zamzoummin, aussi loin que la rivière Jourdan où leur capitale, Ham, fut détruite dans la même invasion.
En traversant le Jabbok, les Israélites défièrent les Amorites menés par le roi Sihôn qui avait fait sa capitale à Heshbôn. Au nord de ces terres, se trouvaient les royaumes d'Og et de Bashon dont les capitales furent Edrei et Ashtaroth. Astaroth-Karnaim avait été la première ville importante des Rephaïm à être défiée et détruite par l' invasion.
Le royaume d'Og comprenait Bashon et la région du mont Hermon et s' étendait à la rivière Jourdain à l'ouest. Salcah fut à son extrémité est et Dan, au nord-ouest.
Dans Deutéronome, Og est appelé le dernier des Rephaïm et une mention particulière est faite de sa taille énorme comme démontré par la dimension de son lit qui mesurait neuf coudées de long par quatre de large. Il fut saisi par les Israélites et exposé dans la ville de Rabbah. [Note de l'éditeur : C'est incroyable de penser que les forces inférieures des sapiens Cro-Magnons décidèrent de débarrasser cette planète de tous les vestiges du passé saurien sordide. On comprend pourquoi ils furent si émerveillés de capturer le lit du dernier roi et de l'exposer au public !]
La facilité avec laquelle Josué captura les terres de la Cisjordanie indique qu'elles furent peu peuplées par le reste des Rephaïm. Toutefois, ce ne fut pas toujours le cas.
À un emplacement de l'Âge de Bronze, Bab Edh-Dhra, juste au-dessus de la plaine côtière à l'Est de Lisan (la langue de la Mer Morte), les archéologues trouvèrent des preuves d'une civilisation qui prospéra de 3300 jusque environ 2100 avant J.-C. et qui fut détruite par une conflagration que l'on peut voir dans les ruines. La région semble avoir été abandonnée. Un vaste cimetière atteste d'une grande population durant l'Âge de bronze, le temps qu'elle fut occupée par les Rephaïm.
Ces gens utilisèrent le type d'enterrement de maison ossuaire, fait d' une structure circulaire construite de brique et de boue, parfois couverte de pierre. Ce type de maison fut placé dans une section de colline coupée à l'horizontale pour qu'une partie soit en dessous de la terre et l'autre, au-dessus de la surface. On en estime au moins 20,000 dans la région.
Entre 12 et 15 furent enterrés dans chaque tombe. Elles semblent avoir été toutes abandonnées à la même période. Avant que les habitants partent, ils brûlèrent un certain nombre de corps à l'intérieur. La plupart des bâtiments mortuaires contenaient un grand dépôt de cendre près de la porte, indiquant que ce fut le dernier événement qui s'est produit avant de sceller les tombes. Cela demeure un casse-tête à ce jour.
Vu la facilité de l'avance des rois envahissants en 2,085 avant J.-C. à travers une série de défenses redoutables des Rephaïm et les preuves que la région demeura non colonisée durant mille ans, je suggère que les envahisseurs utilisèrent une sorte d'armes qui contamina la terre.
La contamination des morts en Cisjordanie expliquerait la raison de brûler les corps et de sceller les tombes et, pourquoi la région demeura quasi inhabitée durant mille ans par la suite. La terre empoisonnée a peut-être eu besoin de cette période pour récupérer et pour effacer la mémoire de l'holocauste des esprits de la population natale. Cela explique aussi pourquoi les Rephaïm se déplacèrent vers l 'ouest et colonisèrent ses terres là.
Les Rephaïm : Guerriers-dieux des terres occidentales HÉBRON, MÉTROPOLE DES ANAKIM
Peu après l'arrivé d'Abraham à la terre de Canaan en 2,092 avant J.-C., il alla en Égypte où il resta un certain temps pour revenir soudainement à Canaan en 2,086, l'année avant l'invasion. À Béthel, il divisa ses forces et pendant que Lot alla à la vallée de Siddim avec une partie de l'armée, Abraham se retira au sud de Mambré dans la région d'Hébron. Avec l'aide des généraux Anaqim Eshkol, Aner et Mambré, Abraham poursuivit l'armée d'invasion qui s'apprêtait à partir. Qui donc, furent ces alliés d'Abraham ?
Dans le Livre de Josué, ils sont identifiés comme les Anaqim. Kiryat-Arba fut l'ancien nom de la ville d'Hébron et elle fut la « métropole des Anaqim ». Kiryat-Arba signifiait la « ville d'Arba » et reçut son nom du père des Anak.
Quand les espions israélites allèrent espionner Canaan durant l'Exode, ils arrivèrent à la région d'Hébron et rapportèrent qu'elle fut habitée par Ahimân, Sheshaï et Talmaï, tous appelés des fils d'Anaq. Ces fils sont décrits comme des Néfilim et furent extraordinaires en taille et en pouvoir.
Les noms des fils d'Anaq ne paraissent pas ailleurs dans l'Ancien Testament, probablement parce qu'ils ne sont pas d'origine sémite. Cependant, il est remarquable que, dans la Liste des rois hyksos qui gouvernèrent l'Égypte, un porte le nom de Sheshaï.
Comme les Amalécites, les Anaqim sont dénigrés par les Saintes Écritures hébraïques. Les Amalécites empêchèrent les Israélites d' entrer directement à Canaan après leur fuite d'Égypte. Selon Josué 11, quand les Israélites colonisèrent finalement Canaan quelque quarante ans plus tard, on leur dit que les Anaqim avait été éliminés des terres de Judée et d'Israël.
« ...Josué se mit en marche et il extermina les Anaqim de la Montagne, d'Hébron, de Debir et de Anab, de toute la montagne de Juda et de toute la montagne d'Israël. Il ne resta plus d'Anaqim dans le pays des enfants d'Israël ; il n'en resta qu'à Gaza, à Gat et à Achdod. Josué s 'empara de tous le pays ... »
Cependant, la revendication fut quelque peu prématurée puisque durant les 400 prochaines années, la période des Juges, les Anaqim et leurs alliés Amalécites et Philistins contrôlèrent et gouvernèrent la terre et causèrent beaucoup de difficulté aux tribus hébraïques.
Aucune raison n'est donnée pour une telle politique envers les fils d' Anaq et cette censure sévère est semblable à la malédiction contre les Amalécites. Les Anaqim semblent avoir empêché l'occupation des Israélites principalement dans les régions montagneuses de l'Ouest. Ces dernières inclurent les citadelles des Philistins.
LES REPHAIM DE LA PALESTINE DE L'OUEST : LES PHILISTINS
Selon la tradition biblique, la terre des Philistins comprenait cinq villes fortifiées qui dominèrent les terres environnantes aussi loin que Bersabée et Debir. Leurs villes principales d'Ashdod, Éqrôn, Gat, Gaza et Ashqelon avaient repoussé tous les efforts des Israélites pour les déloger après l'Exode et dans la période qui suivit, surgissant de leurs citadelles, ils harcelèrent les tribus continuellement avec leurs chariots.
Le livre de Josué, chapitre 11, appelle ces Philistins, Anaqim ; Jérémie, chapitre 47, les appelle le reste des Anaqim. Qui donc sont ces Philistins, qu'on disait être apparentés aux Anaqim ? [Note de l' éditeur : Comme nous le savons des recherches de Zecharia Sitchin, les Anaqim de la Bible sont les mêmes êtres que les Anounnaki des registres sumériens.]
Le livre de la Genèse, chapitre 10, déclare que les Philistins furent des descendants de Kaphtor ou Crétins qui colonisèrent les régions côtières, déplaçant ainsi les Avvites natals. En fait, une référence curieuse dans le livre d'Amos indique que la divinité emmena les ancêtres des Philistins de Crète et les installa à Canaan, comme elle fit sortir les Israélites de la terre d'Égypte. Dans ce sens, il semble être un peuple « choisi ».
Ces individus de Crète se marièrent avec les Rephaïm, produisant une race de guerriers acharnés qui, pour les Hébreux, furent connus sous le nom de Philistins. Leur territoire chevaucha celui des Amalécites au sud et celui des Anaqim à l'ouest ; à certains moment, les Saintes Écritures semblent confondre les noms de ces trois groupes de gens.
Les Philistins furent aussi apparentés ou du moins alliés, aux gens des villes côtières du Nord, connus plus tard comme les Phéniciens. Jérémie 47 indique ceci en prophétisant le destin des Philistins :
« Les pères ne regardent plus leurs enfants, leurs mains défaillent, à cause du Jour qui est arrivé où tous les Philistins seront anéantis, où Tyr et Sidon verront abattre jusqu'à leurs derniers alliés. Oui, Yahvé anéantit les Philistins, le reste de l'île de Kaphtor. La tonsure a été infligée à Gaza, Ashqelon est réduite au silence. Toi qui restes de leur vallée, jusqu'à quand te feras-tu des incisions ? »
Les Philistins occupèrent le pays montagneux de l'ouest depuis le temps d'Abraham. Après la destruction de Sodome et les autres villes de la vallée de Siddim, Abraham et sa famille s'établirent près de Bersabée. Pour vivre là, ils devaient payer le tribut et faire un traité avec Abimélek, le roi des Philistins, qui contrôlait apparemment la région à ce temps.
Abraham dut acheter un droit de propriété et obtenir l'autorisation d' y vivre. Après que le pacte fut scellé, « Abimélek se leva, avec Pikol, le chef de son armée, et ils retournèrent au pays des Philistins ». Cette déclaration dit que les Philistins ne vivaient pas là mais contrôlaient la terre : il est aussi évident que la présence du chef des troupes d'Abimélek signifiait qu'ils avaient en place une grande force militaire pour faire respecter leurs revendications.
LE LIEN AMALÉCITE-HYKSOS
On croit que l'Exode survint au milieu du 15ème siècle avant J.-C., à un temps de catastrophes naturelles qui détériorèrent la fin du Royaume Central d'Égypte. Ce fut une période de chaos qui permit à Moïse de mener une armée de réfugiés pour tenter d'atteindre la terre de Canaan. [Note de l'éditeur : Cette période de chaos, incluant le cataclysme Thera/Santorini et le changement de l'axe polaire, ne s'est pas produite pendant le 15ème siècle mais plus tôt pendant le 16ème siècle avant J.-C. Voir « Ages In Chaos » du Dr Immanuel Velikovsky. Cet « âge de chaos » fut causé par le retour de la planète Nibirou pour son dernier périhélie, se poursuivant jusque environ 700 avant J.-C.]
La chute complète et subite du gouvernement et du pouvoir militaire en Égypte permit aux Amalécites de facilement pénétrer le pays de leur position dans le Néguev. Dans leurs tentatives de pénétrer la terre de Canaan, les réfugiés sous Moïse rencontrèrent cette force irrésistible de guerriers professionnels. Ils furent aussi en mouvement, mais vers l'ouest.
Une bataille féroce à Rephidim et de nombreuses escarmouches convainquit Moïse qu'ils ne pouvaient pas pénétrer cette armée redoutable. Les Amalécites colonisèrent le delta de l'Égypte et l' occupèrent presque sans opposition par un gouvernement en désintégration et une armée désorganisée.
Laissant l'Égypte, les Israélites entrèrent dans le désert de Shur et semblaient se diriger vers la terre de Canaan par l'itinéraire le plus direct. Ils campèrent près de Rephidim « le 15ème jour du deuxième mois » après avoir laissé l'Égypte.
C'est ici qu'ils affrontèrent le corps principal des Amalécites. Bien que Moïse l'ait réclamé comme une victoire, ils furent, à un certain moment, très près de la défaite. Ce ne fut qu'un d'une série de batailles avec les Amalécites.
La force émigrante menée par Moïse fut continuellement harcelée par les descendants des Rephaïm telle que racontée dans Deutéronome 25 :
« Rappelle-toi ce que t'a fait Amaleq quand vous étiez en chemin à votre sortie d'Égypte. Il vint à ta rencontre sur le chemin et, par derrière, après ton passage, il attaqua les éclopés... »
La férocité des attaques d'Amaleq ferma l'approche directe vers Canaan à Rephidim. De plus, ils seraient bloqués de nouveau avant qu'ils aient décidé de tourner vers le sud et tenter un itinéraire plus indirect vers la Palestine. C'est alors qu'une malédiction fut placée sur Amaleq, telle que narrée dans le livre de l'Exode, chapitre 17 :
« Écris cela dans un livre pour en garder le souvenir, et déclare à Josué que j'effacerai la mémoire d'Amaleq de dessous les cieux ».
La barbarie des attaques d'Amaleq est décrite dans les travaux du Haggadah. Cette bataille eut lieu apparemment après que les Amalécites eurent capturé les villes du delta égyptien. À cet endroit, ils avaient obtenu les archives où les Hébreux avaient vécu et leurs listes de descendance, le nom de leurs chefs et des différentes familles.
Les Amalécites se montrèrent devant les camps israélites et les accablèrent de sarcasmes en les appelant par leur nom et leur demandant de venir faire la paix avec eux et de transiger des affaires. Ceux qui prirent l'appât et répondirent à l'appel furent tués et leurs corps furent horriblement mutilés. [Note de l'éditeur : N'est-ce pas étonnant le nombre d'horreurs, de tueries et d'effusions de sang que cette planète a connu ? !]
Forcés de retourner dans le désert, les Israélites passèrent quarante ans avant qu'ils puissent entrer à la terre de Canaan par l'itinéraire indirect à travers la Cisjordanie. [Note de l'éditeur : Tel que déjà noté, à l'époque, le terme « quarante » fut une expression familière qui signifiait un « beaucoup » ou « longtemps ».]
S'installant parmi les Rephaïm et leurs alliés, les tribus hébraïques restèrent à la merci des Amalécites et leurs alliés pour la période de 400 ans, connues comme le temps des Juges. [Note de l'éditeur : La Bible affirme que la période de temps entre l'Exode et l'achèvement du Temple de Salomon à Jérusalem fut de 480 ans. Cependant, lorsque la chronologie exacte d'année par année de cette période est analysée, il devient apparent que cette période de 480 ans ne fut qu'une évaluation approximative. De nouveau, voir « Ages In Chaos » du Dr Immanuel Velikovsky, aussi bien que le traité, « June 15, 762 BCE : A Mathematical Analysis of Ancien History » par cet éditeur, publié par, « The Velikovskyan : A Journal of Myth, History and Science, August 1994 ». Ce traité sera bientôt reproduit dans son intégralité et disponible à mon site internet.]
Les Amalécites ne furent pas juste une confédération désunie de tribus nomades telle que suggérée par plusieurs commentateurs bibliques. Il existe un grand nombre de références bibliques qui débattent ce point de vue. Les plus importants sont les suivants. Nombres 24 déclare qu'à un certain moment, ce fut prédit d'Israël que, « leurs rois s' élèveront au-dessus d'Agag ». Cette déclaration dit qu'Agag, le dernier roi amalécite, fut si grand que les futurs rois d'Israël seraient mesurés contre lui. On ne dirait pas cela d'un simple chef de tribu.
Deuxièmement, lorsque Agag fut capturé par Saül, il était connu comme « Agag, le roi des Amalécites » (1 Samuel 15:8). Agag fut non seulement très grand mais aussi un roi. Si Agag fut un roi si puissant, alors il s'ensuit qu'il dut mener une grande nation.
Une troisième référence révèle que Saül assiégea et battit les Amalécites à un endroit appelé « la ville d'Amaleq » (1 Samuel 15:5). Logiquement, un prince si puissant menant une grande nation devait avoir une grande ville comme capitale. Ces preuves ne décrivent pas un groupe de tribus nomades désorganisées. Cela démontre que les tribus hébraïques furent contre une nation très puissante.
LE RÈGNE DES ROIS HYKSOS EN ÉGYPTE
Le pays que le Hyksos conquit fut une terre dévastée par des calamités naturelles. Après la perte du Pharaon et de son armée, il n'y avait plus de résistance et les envahisseurs colonisèrent la région du delta sans opposition. De là, ils allèrent vers le sud, conquérant les villes et les nomes (divisions administratives), plaçant des rois en tutelle pour gouverner les provinces.
Bien que l'Ancien Testament attribue la destruction de l'armée égyptienne à la poursuite des Hébreux en fuite, il est plus vraisemblable qu'elle fut détruite tentant d'arrêter l'invasion des Hyksos.
Occupant la vallée du Nil, les Hyksos construisirent une ville capitale forteresse à Avaris, située traditionnellement dans le delta, mais plus probablement située dans le Wadi El-Arish, aussi appelé le ruisseau d'Égypte, qui fut la frontière historique entre l'Égypte et la Palestine.
La capitale Hyksos fut stratégiquement située pour défendre les approches en Égypte de l'est, la direction des invasions dans le passé. En fait, puisque les Hyksos ou les Amalécites furent presque partout en Palestine aussi bien qu'en Égypte, l'emplacement dans le Wadi El-Arish leur permettait de contrôler la Palestine aussi bien que l'Égypte.
Les Hyksos ou « rois étrangers » ne sont pas mentionnés dans l'Ancien Testament par ce nom, mais des preuves archéologiques de leur occupation existent partout en Palestine et en Syrie--leurs villes forteresse de conception unique. Ce type de forteresse défense se trouve dans le delta de l'Égypte, partout dans la terre de Canaan et aussi au nord que l'Anatolie. Vraiment, les gens qu'on appelait les Hyksos furent connus dans l'Ancien Testament par un autre nom.
Une grande partie de l'information disponible sur les Hyksos provient de Josèphe, qui dans « Contre Apion », cite l'historien égyptien Manéthon sur le caractère de ces gens et leurs effets sur la culture égyptienne :
« Il vint, de manière surprenante, des hommes de naissances ignobles des parties de l'est qui eurent l'audace de faire des expéditions à notre pays et, avec une grande facilité, le subjugua par la force sans se hasarder dans aucune bataille. Alors, quand ils subjuguèrent nos dirigeants, ils brûlèrent nos villes par la suite et démolirent le Temple des Dieux et, utilisèrent tous les habitants de manière barbare ».
Josèphe raconte ensuite comment ils nommèrent un roi dont le nom fut Salatis qui fit sa capitale à Memphis. Il recouvra le tribut des deux régions, l'Égypte supérieur et inférieur et laissa des garnisons à des endroits stratégiques lui donnant le contrôle sur la terre entière. Josèphe déclare aussi que, craignant une invasion de l'est par les rois de l'est, il fonda la ville forteresse d'Avaris pour se protéger contre cette menace potentielle. Logiquement, elle serait à l'est du Delta où elle pourrait protéger les approches en Égypte.
On crédite les Hyksos avec l'introduction du chariot de guerre, de nouveaux types d'épées et d'arcs solides. Avec leurs armes supérieures et leur nature impitoyable, ils furent capables d'imposer leur volonté sur les Égyptiens pendant 400 ans, une période qui est l'équivalent de celle des Juges en Palestine.
LA VIE EN PALESTINE PARMI LES AMALÉCITES
Avec certains peuples natals comme alliés, les Amalécites contrôlèrent Canaan avec une main de fer. Les Saintes Écritures révèlent que les tribus hébraïques durent s'installer et vivre parmi les Amalécites qui habitaient et contrôlaient les plaines de Judée. Dans d'autres régions, ils attaquèrent souvent et harcelèrent les Hébreux, quelquefois conjointement avec d'autres peuples.
Selon le livre des Juges, ils se joignirent à Moab contre les Israélites pour capturer la ville de Jéricho ; une autre fois, ils se battirent avec les Hébreux qui vivaient dans la vallée de Yizréel.
Puisque la plupart des villes de Canaan furent entre les mains des gens natales, les émigrants hébreux furent forcés de coloniser dans des régions moins désirables entre les villes. Dans ces endroits, ils furent vulnérables aux attaques périodiques de toutes les directions. La plupart des tribus exprimèrent la frustration parce que les villes et les terres qui furent assignées par Josué furent encore sous le contrôle des gens natals.
Ainsi, la tribu de Manassé vivait parmi les villes fortifiées de Bet-Sheân , Dor, Yibleam, Megiddo et Tanak qui restèrent entre les mains des Cananéens. Les tribus d'Éphraïm, de Zabulon, d'Asher et de Nephtali ne pouvaient pas saisir les villes dans leurs terres assignées--par exemple, celles de Gézer, Nahalal, Akko, Sidon, Helbah, Rehob et Bet-Avèn. Les cinq villes des Philistins sont restées invaincues, aussi bien que toute la terre du Liban du mont Hermon à Harmath.
Derrière leurs fortifications imprenables, les Amalécites attendaient le bon moment et périodiquement, surgirent de leurs citadelles faisant une razzia dans leurs chariots de fer. Une de leurs tactiques favorites fut d'attendre le moment que les récoltes furent prêtes pour la moisson et alors, ils conduisaient leur bétail en avant d'eux et,
« Détruirent les produits alimentaires de la terre... Ils ne laisseraient aucun moyen de survie--moutons, boufs ou ânes... Ils pénétraient le pays pour le dévaster. Ainsi Israël devint complètement dépourvu ».
Pendant plus de quatre cents ans, les Amalécites et leurs alliés gouvernèrent de cette façon, les tribus hébraïques ne sachant jamais quand les féroces fils des Rephaïm sortiraient de leurs villes pour attaquer les colons.
De leur ville capitale à Avaris, ils pouvaient surgir dans le Néguev et dévaster la région à volonté. Josèphe décrit la citadelle des Hyksos construite par Salatis à l'est du Delta. Elle fut une ville...
« Il fit très solides les murs qu'il construisit autour d'elle et y plaça une garnison de 240,000 hommes armés pour la défendre. Salatis venait ici durant l'été, en partie pour amasser du maïs et payer le salaire de ses soldats et en partie pour exercer ses hommes armés et de cette façon, terrifier les étrangers ».
Les historiens sont perplexes à savoir comment les Hyksos/Amalécites purent maintenir le contrôle sur les terres de l'Égypte et de la Palestine pendant si longtemps. Cependant, cela peut être facilement expliqué par leur nature impitoyable, leur capacité militaire et leur politique de garder les gens des terres qu'ils occupaient dans la pauvreté et sans défense. [Note de l'éditeur : Je dois de nouveau répéter que les historiens traditionnels qui se moquent de Velikovsky n'ont pas fait le lien entre les Amalécites et les Hyksos, parce que les historiens traditionnels séparent ces deux peuples par une période de 600 ans. Je ne sais pas si R. A. Boulay était un disciple de Velikovsky ou s'il est arrivé seul aux même conclusions.]
Le premier livre de Samuel explique comment les Amalécites et les Philistins contrôlèrent la provision et l'utilisation du fer :
« Il n'y avait pas de forgeron dans tout le pays d'Israël, car les Philistins s'étaient dit : 'Il faut éviter que les Hébreux ne fabriquent des épées ou des lances'. Aussi tous les Israélites descendaient chez les Philistins pour reforger chacun son soc, sa hache, son herminette ou sa faucille. Le prix était de deux tiers de sicle pour les socs et les haches, d'un tiers de sicle pour aiguiser les herminettes et redresser les aiguillons. Aussi arriva-t-il qu'au jour de la bataille, dans l'armée qui était avec Saül et Jonathan, personne n'avait en main ni épée ni lance. Il y en avait cependant pour Saül et pour son fils Jonathan ».
Avec leurs chariots, leurs armes de fer et leurs arcs, les Amalécites et les Philistins furent pratiquement imbattables contre un ennemi qui au mieux, pouvait rassembler des armes de l'Âge de Pierre. Dans les premières batailles de Saül et de David contre ces ennemis redoutables, les seules armes disponibles aux Hébreux furent des massues, des frondes, de petits arcs simples et des lances au bout de pierre. Ce ne fut que plus tard, quand ils purent capturer et saisir suffisamment d'armes de fer que la marée tourna et les Israélites commencèrent à expulser les Amalécites de la terre.
RÉVOLTE EN ÉGYPTE ET EN PALESTINE
Le roi égyptien en tutelle, Sekenenre, qui gouverna à partir de Thèbes, commença la révolte contre les rois hyksos. À ce temps, ils gouvernèrent à partir d'Avaris et placèrent des rois en tutelle partout en Égypte pour exécuter leurs voux. La révolte fut continuée par ses fils Kamose et Ahmose qui regagnèrent les terres d'Égypte. La guerre de Kamose contre le dernier roi hyksos, Apophis, est conservée sur une stèle qui fut d'abord élevée à Karnak. Elle décrit son attaque sur la forteresse d'Avaris, située sur le bord de la rivière et, comment il saisit des centaines de bateaux, certains contenant des « produits de la terre de la suite ». Kamose se vante, « d'avoir fait passer un mauvais temps à Apophis », et ajoute ensuite que, « le prince de la suite, affaiblit, tenta d'organiser plusieurs choses en son cour, mais ne pu les exécuter ».
Le terme 'suite' est habituellement identifiée comme la terre de Palestine. Donc le prince de la suite qui semble être alliés à Kamose ne fut probablement nul autre que Saül, qui à ce temps, assiégeait les Amalécites à El-Arish. Kamose fut capable de reprendre toute l'Égypte sauf leur citadelle à Avaris. Son successeur, Ahmose, compléta la défaite des Hyksos avec l'aide des Israélites. Ahmose expulsa les Hyksos et les poursuivit jusqu'à Saruhen, une ville forteresse sur la frontière de la terre de leurs alliés, les Philistins. Après un siège de six ans, Ahmose détruit cette forteresse et le reste des Hyksos. Nous pouvons lire un compte rendu direct de ces événements dans la biographie d'un de ses officiers, qui avec Ahmose, avait attaqué et détruit Avaris et, alla ensuite à Saruhen où il assiégea la ville.
Les Saintes Écritures décrivent aussi des batailles contre les Amalécites au Wadi El-Arish et d'autres endroits sur la frontière de l 'Égypte. Dans le premier livre de Samuel, le prophète Samuel recommanda à Saül d'aller détruire les Amalécites.
« Saül convoqua le peuple et le passa en revue à Télam : deux cent mille fantassins et dix mille hommes de Juda. Saül s'avança jusqu'à la ville d'Amaleq et se mit en embuscade dans le ravin. Saül dit aux Qénites : 'Partez, séparez-vous des Amalécites, de peur que je ne vous fasse disparaître avec eux, car vous avez été bienveillants à tous les Israélites quand ils montaient d'Égypte'. Et les Qénites se séparèrent des Amalécites. Saül battit les Amalécites à partir de Havila en direction de Shur, qui est à l'orient de l'Égypte. Il prit vivant Agag, roi des Amalécites, et il passa tout le peuple au fil de l'épée, en exécution de l'anathème ».
[Note de l'éditeur : On s'imagine ce que faisaient les Néfilim et les Anounnaki, qui regardèrent ces événements de leur planète garée Nibirou, au sujet de cette tuerie de leurs frères et parents sauriens.]
Le conte maintient que la ville fut assiégée d'un Wadi. Il y a seulement qu'un lit de rivière (Wadi) dans le sud de la Palestine ou le nord de l'Égypte et c'est le Wadi El-Arish qui forme la limite traditionnelle entre l'Égypte et la Palestine. À certains temps de l' année, c'est une rivière ; il y a de fortes preuves que dans les temps anciens, elle fut inondée la plupart de l'année.
Dans les Saintes Écritures, le Wadi El-Arish est souvent juste appelé « le Wadi ». Saül lutta les Amalécites, « du Wadi vers Shur sur la frontière de l'Égypte ». Le désert de Shur est cette région entre le Wadi et l'Égypte ; ce fut le premier désert traversé par les Israélites après le passage de la Mer. Donc, la ville d'Amaleq devait être El-Arish comme la ville des Hyksos fut Avaris. C'est étrange que les historiens n'aient pas noté l'association philologique d'El-Arish et d'Avaris. [Note de l'éditeur : Le Dr Velikovsky remarqua ce rapport philologique. Considérant l'intransigeance des scientifiques de modifier leurs philosophies chronologiques, ce n'est pas étrange qu' ils n'aient pas noté ce fait. Puisque les traditionalistes placent les Hyksos 600 ans plus tôt dans le temps que les Amalécites, il n'y avait aucune nécessité pour eux de le noter.]
Le dernier roi Hyksos s'appela Apop ou Apophis (Grec). Le roi amalécite capturé par Saül au Wadi s'appela Agag. La ressemblance des deux noms est si remarquable que cela exige une explication supplémentaire. L'explication se trouve dans la façon que l'ancien Hébreu fut écrit. Il démontrait une ressemblance frappante entre la lettre G ou « gimel » et la lettre P ou « pei ». Aucune autre lettre hébraïque ne fut si semblable. Chaque lettre est une ligne oblique connectée à une ligne plus courte, plus oblique et, est semblable au nombre 7. La dimension de l'angle entre les deux lignes obliques constitue la seule différence. Puisque les voyelles dans l'ancien Hébreu furent interchangeables, Agag peut facilement devenir Apop. Il semble donc que le dernier roi hyksos et le roi amalécite Agag aient été la même personne.
Il est un fait connu que la 18ème dynastie qui commença l'époque du nouveau royaume en Égypte, commençant avec Ahmose et l'expulsion des Hyksos. Il est aussi vrai que le premier roi hébreu fut Saül qui, avec David, causa l'extinction des Amalécites. Plaçant ces monarques dans la même période de temps, plutôt qu'à des centaines d'années d'écart résout plusieurs casse-tête chronologiques de l'histoire égyptienne et biblique. Cette modification est nécessaire pour comprendre l'histoire du Moyen-Orient du temps du Déluge aux jours des rois de Judée. [Note de l'éditeur : C'est précisément la position du Dr Velikovsky. Cependant, rendant Saül le contemporain d'Ahmose impose automatiquement une période de 600 ans de reproduction historique dans l'histoire de l'Égypte et de l'Assyrie/Babylonie, aussi bien qu'une courte période de 20 ans de reproduction dans l'histoire de la Grèce suivant les Batailles de Thermopylae et d'Eurymedon. Toutes ces reproductions et « corrélations fantômes » sont discutées et esquissées en détail méticuleux dans le traité susmentionné : June 15, 762 BCE : A Mathematical Analysis of Ancient History par votre éditeur Roberto Solàrion.]
