LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

Par R. A. Boulay ©1990

Éditeur : Roberto Solàrion ©1997
Traducteur : Polo Delsalles ©2003

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Chapitre 15

LA CÉLÈBRE TERRE DE DILMUN

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« À Dilmun, le corbeau ne crie pas, le lion ne tue pas. Le loup ne saisit pas l'agneau, inconnu est l'ours qui dévore le grain. Le malade ne dit pas 'je suis malade,' la vieille femme ne dit pas 'je suis une vieille femme,' le vieil homme ne dit pas `je suis un vieil homme. » - Vieux poème sumérien

Dilmun suscita probablement plus de curiosité que tout autre endroit mentionné dans les registres cunéiformes de la Mésopotamie. Plusieurs livres furent écrits au sujet de cette terre de mystère. La seule terre qui reçu plus d'importance fut sans doute l'Atlantide. Mais contrairement à l'Atlantide, il existe plusieurs références au sujet de Dilmun et cela nous assure qu'elle fut vraiment un emplacement géographique quelque part au Moyen-Orient.

Dilmun fut une terre intimement associée à Sumer et à Akkad, tout comme Meluhha (Afrique) et Magan (Égypte) qui fournissaient leurs villes de plusieurs nécessités économiques soient à travers le tribut ou par l'échange commercial. Dilmun fut aussi une terre sacrée appelée la résidence des dieux, une sorte de jardin d'Éden, souvent mentionnée comme « la terre des vivants », c'est-à-dire, la terre de l' immortalité.

En dépit des références à Dilmun dans la littérature et les Mythes mésopotamiens, les érudits contestent encore son emplacement. Nous savons avec certitude que Dilmun ne fut pas seulement qu'une fiction littéraire car elle est mentionnée dans les textes traitant de l' économie dès le 24ème siècle avant J.-C. et aussi tard que le 1er millénaire avant J.-C.

Certaines théories récentes l'identifient comme l'Île de Bahreïn dans le Golfe Persique. Celle-ci fut proposée par Geoffrey Bibbey dans son étude, « Looking for Dilmun ». Cependant, cette identification est principalement tirée de l'inscription de Sargon d'Assyrie (720 avant J.-C.) qui affirma que, parmi ceux qui lui payaient le tribut, « Uperi, roi de Dilmun dont la demeure est située comme un poisson au milieu de la mer où le soleil se lève ». En dépit de la divergence du levé du soleil, la déclaration de Sargon fut interprétée comme suit : Dilmun fut une Île et que la mer fut le Golfe Persique. [Note de l' éditeur : Assumant que cette déclaration est exacte, alors ce « roi de Dilmun » existait au temps de Sargon. C'est une preuve additionnelle que la Planète Nibirou fut encore « garée en orbite » dans « le Pays du nord, l'Hyperborée » avant que commence la dernière séquence de départ pour se terminer avec les événements de l'an 687 avant J.-C. Le placement exact de Sargon dans le temps fut crucial à l'achèvement de la reconstruction historique du Dr Velikovsky.]

D'autres comme Samuel Noah Kramer, dans son livre « The Sumerians », la plaça dans la vallée de la rivière Indus basée sur des références qu'elle fut située là que le soleil se lève à l'est de Sumer. Cette théorie est grandement basée sur le Mythe du Déluge sumérien qui dit que le sumérien Noé reçut l'immortalité et fut transporté à « l' embouchure des rivières » et à « l'endroit où le soleil se lève ».

Dans les deux cas, l'emplacement géographique de Dilmun semble être conditionnel sur la déclaration qu'elle fut à l'est vers le soleil levant. Une analyse plus récente par Zecharia Sitchin, dans son livre « The Stairway to Heaven », identifie la péninsule du Sinaï comme la Terre de Dilmun (Tilmun).

La difficulté à localiser la terre de Dilmun est due aux traductions modernes des textes sumériens et akkadiens où, en grande partie, des interprétations arbitraires sont données aux textes originels. Une source majeure d'information sur cette terre provient des chroniques des voyages de Gilgamesh. Deux Épiques sont souvent mentionnés : le célèbre « Épique de Gilgamesh » inscrit sur douze tablettes cunéiformes et l'Épique moins connu du poème complet appelé « Gilgamesh et la terre des vivants ».

LA TERRE DE L'IMMORTALITÉ ET LE JARDIN D'ÉDEN

Pour les Sumériens, Dilmun fut considéré comme un paradis bénit intimement relié à Sumer sur le plan religieux ou spirituel. Dans le Mythe « Enki et Ninhoursag », la terre de Dilmun est décrite comme une terre claire et pure appelée la « terre des vivants » où il n'y a aucune maladie et la mort n'existe pas. Dilmun est donc une terre d' immortalité.

Enki est responsable de cette terre et ordonne à Outou de faire jaillir de l'eau fraîche de la terre la rendant ainsi en paradis, un jardin vert divin plein de champs et de prairies remplis de fruits. C' est un véritable jardin d'Éden.

Bien qu'elle ne soit pas mentionnée par nom dans l'Épique de Gilgamesh et la terre des vivants, il fait sans doute référence à cette terre où personne ne peut devenir malade ou mourir. Dans cette histoire, Gilgamesh part vers une terre lointaine pour abattre et rapporter quelques-uns de ses célèbres cèdres pour se faire un « nom » ou un « shumu ». Enkidou, son ami et co-aventurier, lui dit qu'Outou/Shamash est responsable de la terre et que Gilgamesh doit d'abord avoir son autorisation et son support.

« Mon maître, si vous entrez sur cette 'terre', informez Outou... Outou est responsable de cette 'terre', la terre des cèdres abattus, elle est sous la responsabilité du vaillant Outou ».

[Note de l'éditeur : Le vaillant prince Outou fut le commandant de l' espace saurien, l'Apollon grec, le Hélios romain, le Rama hindou, l' Incas Tamendonare, le Slave Varpulis.]

Pour obtenir l'immortalité, Gilgamesh voyageraient à cette terre de cèdres pour installer un shumu et pour ceci, il devait avoir l' autorisation d'Outou, l'astronaute chef.

« J'entrerais la 'terre' et j'installerais mon shumu à l'endroit où les shumus furent installés, j'élèverais mon shumu ».

Bien que le terme sémite « shumu » soit traditionnellement traduit comme « nom », il est difficile de comprendre sa signification dans le texte. Comme nous l'avons déjà noté, le terme « shem », utilisé dans l 'Ancien Testament, est le même que le « shumu » des Sumériens. Dans l' incident de la Tour de Babel, l'homme voulait élever un « shem » pour atteindre les dieux tout comme Gilgamesh souhaitait le faire. Tel que discuté précédemment, le shem de la Bible est aussi utilisé conjointement avec le Kabod ou véhicule du dieu biblique. Le kabod est appelé le « kabod ha-shem » ou plus correctement, « le chariot du shem ou fusée ».

Dans l'Épique Gilgamesh et la terre des vivants, il doit vaincre le monstre Humbaba (quelquefois appelé Huwawa) qui semble être un robot mécanique qui garde l'accès à la terre de cèdres. Bien que la terre qui fut la destination de Gilgamesh ne soit pas mentionnée comme Dilmun, c'est une terre de paradis, une terre de cèdres, sous le contrôle d'Outou ou Shamash.

Dans l'Épique de Gilgamesh, il fait aussi un voyage à une terre de cèdres distante où il espère réaliser l'immortalité. Il rencontre et détruit un monstre appelé Humbaba qui protège la forêt de cèdres. Humbaba est décrit comme un monstre effrayant : « son rugissement est comme celui d'une tempête, sa bouche est le feu et son souffle est la mort ».

Les deux Épiques qui impliquent les aventures de Gilgamesh à une terre de cèdres distante sous le contrôle d'Outou ou Shamash et, gardée par un monstre mécanique, sont évidemment apparentés et peuvent même faire partie de la même histoire.

LA STRUCTURE DE L'ÉPIQUE DE GILGAMESH

Plusieurs érudits remarquèrent la condition incohérente de l'histoire qui est racontée sur les douze tablettes cunéiformes composant l' Épique de Gilgamesh. La version disponible la plus cohérente est celle en akkadien-sémite, composée au milieu de la période babylonienne vers le 13ème siècle avant J.-C. La plupart des traductions suivent le format traditionnel de ces douze tablettes.

Des fragments de cette Épique furent aussi trouvés sous d'autres formes ou langues telles que le vieux babylonien-sémite, le hittite ou sémite du nord-ouest et aussi, dans le sumérien originel. Quelques-uns de ces fragments datent aussi loin que 2,000 avant J.-C., confirmant le point de vue que les exploits de Gilgamesh furent bien connus partout au Moyen-Orient au 3ème millénaire avant J.-C.

D'autres versions de l'Épique de Gilgamesh et des exploits de ce roi légendaire furent courantes dans la littérature sumérienne et akkadienne quand les Babyloniens de la période centrale produisirent leur version de l'Épique. Ces Babyloniens-sémites se considéraient porteurs de la culture et de la civilisation sumérienne et, il semble raisonnable de supposer qu'ils aient combiné les textes contemporains en une histoire continue qui, par les années, devint un Épique en soi.

Le fait que ce soit une compilation d'un grand nombre d'histoires de Gilgamesh est évidente par sa structure. La Tablette I traite de la naissance de Gilgamesh, ses exploits et la création d'Enkidou, l'ami de Gilgamesh. La Tablette II continue cette association comme ils partent pour la forêt de cèdres qui est gardé par le monstre Humbaba.

Dans la Tablette III, ils obtiennent l'autorisation de Shamash d' entrer sur la terre sous son contrôle. Dans les Tablettes IV et V, l' histoire se continue et Gilgamesh rêve de ce qui paraît être l'éclat lumineux et le bruit d'un lancement de fusée. Ils combattent alors le monstre Humbaba.

La Tablette VI semble être un bris complet dans la continuité de l' histoire à moins qu'elle puisse être en rapport, de quelque façon, avec le but de Gilgamesh d'atteindre les dieux et demander l' immortalité. Cette Tablette décrit comment Ishtar essaie de séduire Gilgamesh et est repoussée. Elle demande aux dieux une vengeance et reçoit l'autorisation d'envoyer une arme divine appelée le « taureau du ciel » pour détruire Gilgamesh et Enkidou. Cependant, Gilgamesh et Enkidou détruisent cette arme. [Note de l'éditeur : La Bible nous dit que notre Dieu est un « Dieu jaloux ». Ceci démontre comment les femmes sont les mêmes, indépendamment de leur planète d'origine : si un mâle ose vous séduire, prenez garde ! Il est fascinant de voir combien souvent ces « dieux et déesses » sauriens essaient de prendre vengeance l'un sur l'autre et plusieurs citoyens de Tiamat ! Et n' oublions pas, Ishtar fut un nom régional pour la princesse royale Inanna, la commandante saurienne de l'espace et la maîtresse incestueuse de son frère et chef dirigeant, le prince Outou.]

L'histoire se poursuit dans les Tablettes VII et VIII où les dieux décident que quelqu'un doit être reconnu coupable et Enkidou est condamné à mort. Gilgamesh délivre un long panégyrique.

La Tablette IX décrit Gilgamesh voyageant pour atteindre son grand-père, Utnapishtim, le Noé sumérien. Il s'approche des montagnes de Mashu et rencontre les gardes aux armes cinglantes. Ils le reconnaissent immédiatement comme semi-divin et lui permettent de passer. Il traverse la montagne par un tunnel et arrive à un endroit de cristal resplendissant, la ville de Baalbek. Sa demande est refusée par Shamash.

La Tablette X commence par sa rencontre avec Siduri, la soi-disant barmaid, qui lui dit comment faire le voyage pour traverser les « mers de la mort », une métaphore pour le voyage hasardeux aux cieux. De nombreux érudits identifièrent Siduri comme étant Ishtar et, si c'est la déesse elle-même, cela explique l'ordre numérique de cette Tablette dans l'Épique. Apparemment, elle l'aide à atteindre Utnapishtim mais au prix de devenir sa maîtresse.

Pour ce voyage, Gilgamesh doit se procurer plusieurs « perches » ou tringles de combustion qui sont utilisées seulement qu'une fois et abandonnées. Il réussit à rejoindre son grand-père qui est dans le vaisseau orbitant.

Dans la Tablette XI, Utnapishtim lui raconte l'histoire du Déluge. Puisque Gilgamesh ne peut pas recevoir l'immortalité, on le dirige de se procurer une plante magique qui le rajeunira. Gilgamesh l'obtient, mais elle est volée par un serpent sur le chemin de son retour à Ourouk.

La Tablette XII est un bris complet de l'histoire. Dans cette Tablette, Enkidou est vivant et juste sur le point d'entrer dans le monde inférieur. Elle est sans doute basée sur le Mythe appelé « Enkidou et le monde inférieur ».

Il existe un grand nombre d'histoires qui se rapportent d'une certaine façon à l'Épique de Gilgamesh. Plusieurs furent trouvées en fragments seulement, telles que celle qui est en rapport avec Gilgamesh et le taureau du ciel, et une autre, appelée la mort de Gilgamesh. Il est évident que l'Épique est une compilation ou un sommaire sélectionné de plusieurs histoires traitant des expériences du héros.

RÉSUMÉ DE L'HISTOIRE DE GILGAMESH

En raccordant ensemble les différentes histoires, nous pouvons reconstruire les exploits de Gilgamesh. Il est né semi-divin mais craignait de ne pas être immortel. Il chercha à atteindre les dieux puisque seulement eux pourraient lui accorder. Les dieux lui créèrent un compagnon en imposant à un homme primitif à avoir des rapports sexuels avec une déesse, le soumettant ainsi à un processus de « civilisation ».

Accompagné avec cet ami et un contingent de la ville d'Ourouk, il décide de voyager à la terre de Liban, la « terre des vivants », le paradis des dieux, la forêt de cèdres et le domicile de Shamash. Naviguant en amont sur l'Euphrate, le navire est détruit dans une tempête et seules Gilgamesh et Enkidou continuent le voyage. Suivant probablement l'itinéraire de commerce de Mari, à travers Tadmor et jusqu'à Damas, ils approchent les montagnes du Liban à travers la frontière est.

Ici, ils rencontrent les gardes qui sont équipés d'armes cinglantes qui leur permettent de passer à cause de l'apparence semi-divine de Gilgamesh. Ils affrontent le monstre mécanique Humbaba qui garde les approches vers la montagne et le détruisent. Pendant une période de douze doubles heures, ils traversent un tunnel et atteignent enfin la lumière et la ville de Baalbek.

Shamash refuse à Gilgamesh le droit à un shumu ou fusée pour atteindre les dieux dans le vaisseau orbitant. Ishtar est prête à l'aider s'il accepte de devenir son amant. Elle lui pourvoit une navette et il atteint le vaisseau spatial orbitant et rencontre son grand-père Utnapishtim qui lui raconte l'histoire du Déluge. Pour ne pas laisser partir son petit-fils les mains vides vers sa demeure sur la Terre, il lui parle d'une plante magique qui le rajeunira. Le héros obtient la plante sur le chemin du retour mais elle lui ait enlevé par un serpent qui, par la suite, mue sa peau.

Arrivant à Ourouk les mains vides, Gilgamesh revient sur sa promesse à Ishtar qui devient encensée et envoie une arme divine pour détruire Gilgamesh et Enkidou. Ils réussissent à la mettre hors fonction. En délibération, les dieux décident que quelqu'un doit être trouvé coupable et Enkidou est condamné à mourir. Enkidou est envoyé au monde inférieur. Gilgamesh fait l'éloge de son ami et plus tard, réussit à secourir Enkidou du monde inférieur.

LA TERRE VISITÉE PAR GILGAMESH : LE LIBAN

Au Moyen-Orient, il y a seulement qu'une terre de cèdres digne du nom. Dans les temps anciens, elle couvrait tout le Liban aussi bien qu'une partie de la Syrie. En fait, l'Épique de Gilgamesh lui fait référence comme la « forêt qui court une distance de dix mille lieues ». Lorsque Humbaba rugit, on dit que cela « secoua la terre de Saria (Syrie) et le Liban ». En dépit de ces références spécifiques à la terre du Liban, elles furent ignorées par les érudits.

Cette forêt de cèdres où Humbaba erra est appelée « la maison des dieux et le trône principal d'Irnini ». Irnini est un autre nom pour la déesse Ishtar qui semble avoir utilisé Dilmun comme domicile de base. Ishtar fut aussi connue sous le nom de Siduri, la barmaid qui aida Gilgamesh à atteindre les dieux.

Dans ses aventures, Gilgamesh atteint les montagnes dont le nom est « mashu », qui gardent l'entrée à la place où Shamash « va et vient ». Le mot MA-SHU n'a pas été compris par les érudits qui semblent avoir négligé sa signification évidente, celle de « la place des vaisseaux spatiaux ». MA est le terme sumérien signifiant vaisseau ou véhicule, comme nous avons déjà vu que Magur signifie bateau de la rivière et SHU s'applique à un endroit géographique comme dans la ville de Shourouppak.

Gilgamesh rencontre les hommes-scorpions, c'est-à-dire, des sentinelles avec une arme cinglante qui le défièrent immédiatement. Les sentinelles le reconnaissent comme un des leurs et dirent, « celui qui est venu à nous, son corps est la chair des dieux ». Ils remarquent qu'il est en partie divin, qu'il a des vestiges de peau reptilienne !

Les hommes-scorpions qui gardaient le paradis sumérien correspondent aux « Chérubins aux épées tournantes ardentes » qui furent placés à l' entrée est du jardin d'Éden pour protéger l'Arbre de l'immortalité et pour prévenir Adam et Ève d'y accéder de nouveau.

Selon la Genèse, Adam et Ève furent expulsés du jardin d'Éden et envoyés à « l'est de l'Éden » et c'est cette entrée-là qui fut gardée par les Chérubins. Après le Déluge, la terre des dieux fut déplacée de la région du delta Tigre-Euphrate au Liban. Cela explique pourquoi Adam et Ève furent expulsés à « l'est de l'Éden » et que cette entrée-là fut gardée par les Chérubins. Il est pertinent de noter que Damas est à l'est de cette entrée à la terre du Liban. Damas est la plus vieille ville occupée de façon continue au monde et revendique qu 'elle fut fondée par Adam et Ève après avoir laissé l'Éden.

Gilgamesh voyagea à travers une série de tunnels dans les montagnes pour atteindre le domicile de Shamash. Cette voie fut appelée « harran Shamash » ou la route vers Shamash. Après douze doubles heures, il vit la lumière au bout du tunnel et est enfin arrivé à ciel ouvert où il vit une région de cristal brillant et de pierres colorées. Ce fut Baalbek, la ville spatiale. Il manque une grosse partie du reste du texte.

Lorsque Gilgamesh eut enfin atteint Utnapishtim, ce dernier lui raconta l'histoire du Déluge et comment il fut rendu immortel et envoyé vivre à Dilmun. Dans la version du vieux babylonien de l' Épique, après le Déluge, Utnapishtim reçut l'immortalité d'Enlil et eut la tâche de repeupler la Terre. Dans les traductions conventionnelles, il fut envoyé à une terre distante, à la terre de Dilmun qui fut « à l'est » et à « l'embouchure des rivières ».

La terre distante de l'embouchure des deux rivières fut interprétée comme le delta du Tigre et de l'Euphrate, l'emplacement du jardin d' Éden antédiluvien. D'autres, en particulier Kramer, suggérèrent le delta de la rivière Indus comme plus probable.

Bien que le delta de la Mésopotamie fut l'Éden des sumériens et l'Éden de l'Ancien Testament avant le Déluge, après la catastrophe, il fut décidé de le déplacer à un endroit protégé, moins accessible et moins sujet aux caprices de nature, surtout aux inondations périodiques. Alors, la place sacrée des dieux fut déplacée au Liban et la ville spatiale y fut établie. Ceci est évident dans une traduction plus récente et exacte de ces mots cruciaux.

Une traduction différente de la phrase en question paraît dans la traduction récente de l'Épique par John Gardner et John Maier dans leur livre « Gilgamesh ». Leur traduction suggérée est « la source des rivières » plutôt que « l'embouchure des rivières ». Bien sûr, cela donne une signification complètement différente de ce passage, puisque le delta de la Mésopotamie ou tout autre delta ne peut pas être la terre de Dilmun.

Une recherche pour l'endroit dans le Moyen-Orient où deux rivières proviennent de la même région nous mène encore au Liban, en particulier à Baalbek, car c'est là que les rivières Oronte et Litanni prennent leur source, l'une coulant vers le nord et l'autre vers le sud.

Une version sumérienne des aventures de Gilgamesh confirme cette interprétation du passage. Appelé Ziusudra dans l'ancienne version sumérienne, Utnapishtim est envoyé vivre dans « la terre de Dilmun, la place où le soleil (shamash) s'élève ». Une traduction de ce passage dit qu'il alla vivre dans « la terre (ou terre montagneuse) de la traversée », où le soleil ou shamash se lève. La « terre de la traversée » semble faire référence à l'endroit où les shamash décolèrent et atterrirent à chaque jour, en d'autres mots, où ils traversaient de la terre aux Cieux.

L'expression « terre de la traversée » peut aussi être traduite comme « la terre montagneuse de la traversée » puisque le mot se prête aux deux définitions. Cela élimine comme possibilité les terrains plats des régions de delta.

DILMUN, LA TERRE OU LE SOLEIL (SHAMASH) S'ÉLÈVE

Située, à ce que l'on suppose, où le soleil se lève, les érudits la localisèrent dans la direction de l'est ou de l'aube. Le mot signifiant soleil est « shamash » et le passage pourraient aussi être lu comme « où Shamash s'élève », la plaçant sans équivoque dans la terre des cèdres.

Une autre preuve que Dilmun devrait être cherché à l'ouest plutôt qu'à l'est est contenue dans la déclaration de Sargon le Grand qui gouverna vers 2,300 avant J.-C. [Note de l'éditeur : Ce n'est pas le même Sargon que celui déjà mentionné.]

Sargon se vanta que « les terres de la mer trois fois ais-je encerclées, Dilmun ma main captura ». Cela indique que Dilmun devait être près des terres de la mer, le terme mésopotamien pour la côte méditerranéenne. Les villes des terres de la mer furent les villes côtières du Liban, devenant plus tard la Ligue phénicienne. De plus, la déclaration de Sargon indiquerait que les villes de la terre de la mer faisaient partie de ce qu'il appelait Dilmun.

Selon l'Épique où Enki entreprit ce qui paraît être un voyage d' inspection des terres qu'il contrôlait, celle de Magan, Meluhha et Dilmun, Dilmun devait être près de Magan (Égypte) et de Meluhha (Afrique). Dilmun est, en fait, souvent associé commercialement aux terres de Magan et de Meluhha, démontrant ainsi que son emplacement devait être à l'ouest près de l'Égypte plutôt que quelque part au loin vers l'est.

L'itinéraire pris par Gilgamesh vers la Terre de Shamash est fourni dans Gilgamesh et la terre des vivants. Il raconte aussi un voyage au Liban. Pour le voyage, il avait mobilisé une expédition de sa ville d' Ourouk. Puisqu'ils planifièrent de partir sur l'eau, ils construisirent un « navire Magan », c'est-à-dire, un type de bateau de rivière égyptien, puisqu'ils allaient faire une partie du voyage sur l 'eau. Ce type de bateau ne peut pas permettre le passage par le Golfe Persique vers la Côte puisque cela exigerait un navire capable de naviguer en pleine mer.

Gilgamesh et son groupe durent planifier de naviguer en amont sur l' Euphrate aussi loin que possible pour rejoindre la route de commerce vers l'ouest. Mari seraient le choix puisqu'elle fut le point de transfert des routes de commerce vers la Méditerranée. Elle se rendait à Palmyre (l'ancien Tadmor) et se divisait, une route allant vers le sud-ouest à Damas et l'autre vers l'ouest à Homs (Hims) à la frontière nord du Liban. Les deux routes menaient à la terre du Liban ou Dilmun, car comme aujourd'hui, elles sont les deux routes principales vers la terre montagneuse en provenance de l'est. [Note de l'éditeur : Comme linguiste et historien, Palmyre fut toujours un de mes mots favoris !]

L'expédition de Gilgamesh eut des difficultés et le bateau s'effondra dans une tempête sur l'Euphrate et tous furent perdus sauf Gilgamesh et Enkidou. Les héros de l'Épique poursuivent leur voyage à pied et atteignent enfin la terre de Shamash ou les montagnes de Mashu, la « place des fusées spatiales ».

Bien que Gilgamesh ait pris l'itinéraire le plus direct vers Baalbek à travers le col de montagne près de Damas, il est à noter qu'à l'entrée nord de la vallée du Liban se trouvent les ruines d'une ancienne ville connue comme Cadès qui garda cette entrée. Son origine est perdue dans l'antiquité, bien que Cadès soit le terme sémite pour « ville sacrée » et la raison pour son nom sacré fut perdue.

DILMUN, CENTRE COMMERCIAL PRINCIPAL DE L'ANCIEN MONDE

Dilmun fut non seulement un paradis terrestre--le célèbre jardin d' Éden, l'endroit de réunion des dieux, la terre de bien-être et, le domicile d'Enki, de Shamash et d'Ishtar--il fut aussi un des pays les plus riches et puissants de l'ancien monde.

Les documents économiques du temps rapportent que Dilmun eut une longue histoire commerciale qui s'est poursuivie durant au moins deux mille ans. Les navires de Dilmun s'ancraient aux quais des villes mésopotamiennes aux côtés de ceux d'Égypte et d'Éthiopie depuis au moins le milieu du 3ème millénaire avant J.-C.

Depuis la Dynastie d'Akkad, Dilmun est mentionné comme endroit sur la côte méditerranéenne. Sargon le Grand (2,300 avant J.-C.) se vanta d' avoir traversé les montagnes et fait le tour des terres de la mer et, d'avoir capturé Dilmun. Puisque les terres de la mer furent situées sur la Méditerranée, Dilmun devait être près, s'il ne faisait pas partie de ce complexe.

On a donné beaucoup d'importance au fait que Dilmun fut une Île, tel qu'indiqué par la chronique de Sargon II, le souverain assyrien du 8ème siècle avant J.-C. :

« J'ai soumis à mon contrôle Bit-lakin sur la côte de la mer Amère [Morte] jusqu'à la frontière de Dilmun. Uperi, roi de Dilmun, dont la demeure est située comme un poisson, loin de trente doubles heures au milieu de la mer du soleil levant, a entendu parler de la puissance de ma souveraineté et a envoyé ses cadeaux ».

[Note de l'éditeur : On ne connaît pas vraiment la signification d'une « double heure ». J'ai supposé que 12 doubles heures signifiaient une période de 24 heures. Cette référence à 30 doubles heures indiquerait probablement une période de deux jours et demi. Quelqu'un peut-il éclairer cet éditeur sur ce sujet ? Merci !]

La déclaration de Sargon II fait sans doute référence aux terres de l' Ouest et aux villes côtières phéniciennes qui furent encore une force commerciale au 8ème siècle avant J.-C., bien que leur influence eût décru, depuis leur apogée du 14ème au 9ème siècles avant J.-C. [Note de l'éditeur : Cela est très révélateur, car, comme nous le savons, la planète saurienne Nibirou fut « amarrée » en « Hyperborée » de 1,587 à 687 avant J.-C.]

En ce temps-là, Tyr dominait la Ligue des villes et, en fait, le titre roi de Tyr fut un synonyme de roi de la Phénicie. Localisée sur une Île au large (comme Alexander le Grand fut peiné de découvrir lorsque, pour la capturer, il eut à construire une chaussée de la terre ferme), elle exerça le contrôle sur les villes commerçantes d'Arados, de Byblos, de Sidon et d'Akkad.

À l'origine, faisant partie de l'Empire égyptien, les villes phéniciennes devinrent indépendantes avec le déclin et la chute du royaume central dans les catastrophes survenues vers le milieu du 15ème siècle avant J.-C. Tyr retint son indépendance jusqu'en 586 avant J.-C. lorsqu'elle tomba aux mains de Nabuchodonosor de Babylone après un siège de treize ans.

Ainsi, le compte de Sargon II révèle qu'il réclama le contrôle sur la région de Bit-Iakin, une ville non localisée mais étant possiblement Jéricho, près de la mer Amère qui ne peut qu'être que la mer Morte, jusqu'aux frontières du Liban ou Dilmun.

Il avait soumis les villes côtières et en particulier Tyr, qui se situait « au milieu de la mer ». La terre ferme de Dilmun ne fut pas réclamée par Sargon II puisqu'elle avait été dévastée 15 siècles auparavant. [Note de l'éditeur : Le prochain chapitre de ce livre est intitulé, « La destruction de la ville spatiale et de ses installations ». On doit supposer ici que Boulay décrira la destruction des bases spatiales du Sinaï et de Baalbek. Ces événements sont survenus sur l'ordre de la princesse royale Inanna et de son prince, amant et co-conspirateur Outou pendant leur lutte avec le baron Mardouk et la baronne Sarpanit pour retrouver les MEs volés qui avait précipité les Guerres des Pyramides. Ces événements sont discutés en détail par Sitchin dans son livre « The Wars of Gods and Men ».]

La signification économique des villes de Dilmun, surtout Tyr, est révélée dans les registres économiques d'Ebla de la fin du 3ème millénaire où son nom servit d'étalon royal pour l'or, généralement connu comme «gin-dilmun » ou « dilmun shekels ».

Dans son exposé d'Ebla, dans « Les Archives d'Ebla », Pettinato rapporte que, dans les registres commerciaux d'Ebla, le shekel est toujours écrit avec le terme sumérien « gin » et est accompagné du mot « dilmun », indiquant donc que l'unité de poids et de pureté fut établi par et provenait de Dilmun.

Toutes sortes de produits passaient par les ports de Dilmun puisqu' elle fut un entrepôt, c'est-à-dire, un point d'échange de marchandises en provenance d'Europe, d'Afrique et des terres de la Méditerranée. [Note de l'éditeur : Ce fut aussi à partir de Dilmun que le duc Doumouzi, sous l'ordre du roi Nergal et de la reine Ereshkigal (les dirigeants du Consortium d'or africain), envoya tous ses travailleurs esclaves « Adamus » à leur destin horrible dans les mines d'or du monde inférieur d'Afrique du sud, probablement aux alentours de ce qui est connu aujourd'hui comme « Les ruines de Zimbabwe ». Puisque la planète Nibirou est amarrée directement au-dessus du Pôle Nord, elle ne peut être vue par quiconque situé plus bas que l'Équateur. Donc, lorsque quelqu'un voyagea au monde inférieur, le « ciel » semblerait « disparaître de la vue ».]

C'est la raison pour laquelle les marchandises qui arrivaient en Mésopotamie dans les navires de Dilmun furent si variées comme les terres d'où elles provenaient - du cuivre, de l'or, du lapis-lazuli, de l'ivoire et des produits d'ivoire tels que des tables incrustées, des figurines, des peignes et des boîtiers, du mobilier, des pierres semi-précieuses, du cèdre et autres bois de construction et, des produits alimentaires tels les dates et les oignons.

Dans son livre « Babylon », Joan Oates raconte que dans les ruines de Babylone du temps d'Hammourabi, 1780 avant J.-C., une maison d'un fonctionnaire appelé Ea-Nasir qui fut un « alik-dilmun » fut déterrée. Il fut un négociant à Dilmun qui négociait principalement dans le cuivre et les produits de cuivre.

Bien que les preuves littéraires semblent indiquer qu'il y eut deux Dilmun, ils faisaient partie de la terre connue aujourd'hui comme le Liban. Il y avait un Dilmun sur la terre ferme, celle de la vallée du Bekaa et du Centre spatial à Baalbek, et l'autre côté des montagnes, la plaine côtière de Dilmun avec ses villes commerçantes.

La terre ferme de Dilmun cessa d'être un paradis et le Centre spatial des dieux sous le règne de Naram-Sin, le despote dément de la Dynastie d'Akkad, lorsqu'il envahit et détruit ces terres en l'an 2225 avant J.-C. Bien que le territoire de la terre ferme ait été complètement rasé et évité par tout le monde pendant plus de mille ans, les villes côtières continuèrent de prospérer comme villes-états indépendantes sous l'égide de l'Égypte et plus tard, comme la Ligue phénicienne.

LES VILLES COTIÈRES DU LIBAN

La région côtière du Liban fut habitée par des Canaanéens que les Grecs appelèrent plus tard des Phéniciens. Au seuil de l'histoire, la première de ces villes fut la ville de Gubla (Byblos pour les Grecs) dont l'histoire retourne à 3500 avant J.-C. Byblos et plus tard, les autres villes de Tyr, Sidon, Berytus et Arados émergèrent sous le contrôle de l'Égypte vers 2700 avant J.-C. lorsqu'elles exportèrent du cèdre, de l'huile d'olive et du vin vers l'Égypte.

Des preuves de commerce avec l'Égypte retournent aux temps pré dynastiques et se poursuivent ininterrompues pendant plusieurs siècles. La terre montagneuse fournissait le bois pour les palais, les temples et les bateaux des Pharaons. La péniche funéraire de 60 pieds [environ 20 mètres] du pharaon Khufu ou Kheops (2500 avant J.-C.), qui fut découverte en 1954 hermétiquement scellée dans une crypte de calcaire au pied de la Grande Pyramide de Gizeh, fut construite de bois de cèdre libanais.

Dans les tombes de la 1ère Dynastie (2900 avant J.-C.), on trouva de la poterie canaanéenne et de riches offrandes au temple de Gubla furent faites par les Pharaons de la 2ème Dynastie. Des cuirasses et des bijoux égyptiens furent aussi trouvés à Gubla. Dans son Histoire du Liban, Philip K. Hitti observe qu'à cette ville ancienne, le temple canaanéen de Baal fut situé côte à côte avec le temple égyptien d' Isis. Les princes canaanéens furent non seulement fiers de se décorer selon le style égyptien mais s'appelèrent aussi les « fils de Ra », la divinité solaire égyptienne principale. [Note de l'éditeur : Selon Sitchin, Baal fait référence au baron Mardouk et Isis à la reine Ninhoursag. De nouveau, nous ne savons pas si ce « Ra » fait référence à Amon-Ra, l'équivalent du baron Mardouk, ou à Aten-Ra, l'équivalent hypothétique du duc Doumouzi.]

En tant que nation, la Phénicie émergea vers 1400 avant J.-C. Sidon domina d'abord ses villes sours mais éventuellement, Tyr prit le rôle principal, et, à l'époque des rois hébreux, le titre roi de Tyr commença à signifier roi de la Phénicie.

En les jours de Hiram, les forêts ne furent pas encore dénudées et le bois de charpente et les produits agricoles du Liban furent exportés partout au monde à travers ses nombreux ports. Avec l'expulsion des Hyksos ou des Amalécites par les forces communes d'Ahmose et de Saül, la région fut divisée entre les trois chefs.

L'Égypte retint une bande de terre le long de la côte jusqu'en Phénicie lui donnant ainsi le contrôle de la route côtière. Salomon prit la Palestine, la Syrie et une certaine partie des terres à l' ouest. Par exemple, il construisit une ville fortifiée à Tadmor qui contrôlait la riche route de commerce en travers le désert de Mari sur l'Euphrate.

La région du Liban, d'Ougarit au Nord à la Philistie au Sud, vint sous le contrôle de Hiram, roi de Tyr. Hiram devint aussi responsable de ce qui resta des emplacements sacrés du Liban et de la ville de Baalbek.

Bien que Dilmun ne soit pas mentionnée par nom dans les Saintes Écritures, on trouve beaucoup d'information sur cette ville littorale du Liban. La preuve que Hiram avait une place spéciale dans les affaires religieuses et politiques du temps est inscrite dans le livre d'Ézéchiel où il est considéré semi-divin et en relation spéciale avec la divinité.

Dans Ézéchiel 28, le prophète raconte dans une diatribe contre les ennemis d'Israël qu'« aucun secret n'est caché de lui ». Apparemment, Ézéchiel exprimait la vue de son temps que, bien que Hiram ait été un bon ami de Salomon, ses descendants laissèrent tomber Jérusalem en son heure de besoin. Ézéchiel commence (28:2-4) :

« Fils d'homme, dis au prince de Tyr : Ainsi parle le Seigneur Yahvé. Parce que ton cour s'est enorgueilli, tu as dit : 'Je suis un dieu, j'habite une demeure divine, au cour de la mer'. Alors que tu es un homme et non un dieu, tu te fais un cour semblable au cour de Dieu. Voilà que tu es plus sage que Daniel; pas un sage n'est semblable à toi. Par ta sagesse et ton intelligence, tu t'es fait une fortune, tu as mis or et argent dans tes trésors ».

Ézéchiel continue ses accusations et révèle le statut divin de Hiram et les raisons pour sa chute. Il répète ici les paroles de la divinité : (28:12-14)

« Fils d'homme, prononce une complainte contre le roi de Tyr. Tu lui diras : Ainsi parle le Seigneur Yahvé. Tu étais un modèle de perfection, plein de sagesse, merveilleux de beauté, tu étais en Éden, au jardin de Dieu. Toutes sortes de pierres précieuses formaient ton manteau : sardoine, topaze, diamant, chrysolite, onyx, jaspe, saphir, escarboucle, émeraude, d'or étaient travaillées tes pendeloques et tes paillettes; tout cela fut préparé au jour de ta création. Toi, j'avais fait de toi un chérubin protecteur aux ailes déployées, tu étais sur la sainte montagne de Dieu, tu marchais au milieu des charbons ardents ».

Ézéchiel fait référence à la plate-forme élevée à Baalbek--« la montagne sacrée »--et le gaz d'échappement brillant de la fusée--« les pierres de feu ». C'est aussi la terre du jardin d'Éden et du chérubin gardien. [Note de l'éditeur : On peut contester Boulay et son emploi du terme « jardin d'Éden » signifiant Dilmun ou Liban. Le jardin d' Éden originel fut là que se trouvait le premier Centre spatial saurien et fut aussi l'emplacement pour les expériences de croisements génétiques accomplis par la généticienne chef des sauriens, la reine Ninhoursag et son frère, le prince Enki, le Commandant maritime.]

Ézéchiel continue : (28:16)

« Par l'activité de ton commerce, tu t'es rempli de violence et de péchés. Je t'ai précipité de la montagne de Dieu et je t'ai fait périr, chérubin protecteur, du milieu des charbons ».

Il est apparent que le jardin d'Éden est maintenant localisé dans la région contrôlé par Hiram. Le chérubin qui agi comme le gardien de Hiram à la montagne de Dieu est évocateur du chérubin avec l'épée ardente tournante ou les hommes-scorpions qui furent les gardes de la forêt de cèdres, la terre de Shamash.

Il existe aussi de fortes preuves que la terre de Punt, la célèbre terre dont les Égyptiens appelèrent « la terre de Dieu », « la terre divine », et la « terre d'encens » fut aussi la terre du Liban. La terre de Punt fut intimement associée à l'histoire égyptienne et la tradition religieuse et, lorsque écrit en hiéroglyphes, elle n'a pas le symbole d'une terre étrangère démontrant que les Égyptiens la considérèrent comme faisant partie historiquement de l'Égypte.

La reine Hatshepsout de la 18ème dynastie fit un voyage à cette terre célèbre qu'elle décrit en détail sur les reliefs des murs de son temple près de Thèbes. Les reliefs racontent qu'à son arrivé à cette terre par navire, elle est reçue par la royauté de la terre de Punt qui lui demande si elle fut arrivée « par les voies du ciel ou par la mer ». Dans la terre de Punt, ce fut légendaire que les dieux, ou ceux favorisés par les dieux, pourraient arriver à cette terre soit par navire ou aéronef. [Note de l'éditeur : Tel que démontré si brillamment par le Dr Immanuel Velikovsky dans son livre « Ages In Chaos », la reine Hatshepsout d'Égypte fut la reine éthiopienne légendaire de Saba. La visite biblique par la reine de Saba à la terre du roi Salomon est reflétée dans « l'histoire fantôme » égyptien comme la visite de la reine Hatshepsout à la terre de Punt. Faites référence à ce livre pour plus de détails. Si, par contre, l'Égypte contrôlait encore une partie du littoral de ce qui est maintenant Port Suez en allant vers le nord jusqu'à Beyrouth, alors pour eux, cette terre de Punt n'aurait pas été considérée une terre étrangère à ce moment-là.]

LE LIBAN, JARDIN DU MOYEN-ORIENT

À cause de son emplacement géographique et de ses frontières intégrées, le Liban jouit toujours d'une certaine protection naturelle contre les incursions extérieures. Protégé par des montagnes sur trois côtés et la mer à l'ouest, il évita plusieurs tourments d'armées envahissantes de l'est. Étant aussi considéré comme la terre sacrée ou bénie, cela lui donna un certain minimum de protection. Sa tradition religieuse comme terre des dieux fut une protection mais cela fut aussi la cause de sa disparition.

Géographiquement, le Liban a quatre régions : les plaines côtières, la chaîne de montagnes côtière, le plateau ou la vallée centrale et la chaîne de montagnes intérieure. La plaine côtière est une étroite région fertile et, à certains endroits, seulement qu'un ruban là que les montagnes descendent vers la mer, s'élargissant jusque environ 8 milles [approx. 12 kilomètres]. Elle est l'emplacement de plusieurs ports principaux qui devinrent les villes-états de la Phénicie.

La chaîne de montagnes côtière, appelée les Montagnes du Liban, court la longueur entière du pays avec une largeur moyenne d'environ 35 milles [approx. 56 kilomètres] au Nord et 6 milles [10 kilomètres] au Sud.

La chaîne de montagnes de l'est ou Montagnes Anti-Liban, forme la limite est du pays. Au sud, elle est ancrée par le mont Hermon, le plus haut sommet du pays à 9055 pieds [approx. 3000 mètres]. Son nom signifie « Sacré » et il est le site originel de la descente des Néfilim avant le Déluge. [Note de l'éditeur : La déclaration précitée est un parfait exemple que lorsque nous connaissons tous les faits de cette histoire cachée, chaque nouveau détail tombe toujours précisément en place.]

Le plateau Bekaa est intercalé entre les deux chaînes de montagnes et il est une plaine ondulée fertile d'environ 75 milles de long [120 kilomètres] et de 6 à 10 milles de large. Il doit sa fertilité à la rivière Litani qui prend sa source près de Baalbek et coule vers le sud pour se vider dans la Méditerranée près de Sidon.

Baalbek est aussi le bassin hydrographique de la rivière Oronte qui coule vers le nord et se vide dans la Méditerranée près de l'ancienne ville d'Antioche. Au Sud, la plaine est séparée de la vallée de la Jourdain par une rangée de collines alors qu'au Nord, elle ouvre sur la plaine syrienne à Homs.

Le paysage libanais est considéré aujourd'hui comme étant un du plus beau au monde. [Note de l'éditeur : Cet éditeur se rendit à Beyrouth à plusieurs occasions avant l'horrible guerre des années 1970. À ce temps là, Beyrouth était ma ville favorite. Elle fut--et j'espère qu' elle l'est encore jusqu'à un certain point--une des plus belles villes ainsi qu'un des plus beaux pays du monde.]

La terre est pleine de sources jaillissantes, le climat est tempéré et les terres sont abondantes. En juillet, normalement le mois le plus chaud de l'année, la moyenne journalière à Beyrouth est de 87 degrés Fahrenheit [30 Celsius] tandis qu'à Damas, seulement 50 milles [80 kilomètres] plus loin à l'Est, elle est de 96 F. [35 C.]. La plaine côtière reçoit 33 pouces [83 centimètres] de pluie par année, deux fois plus que la côte correspondante de Californie. [Note de l'éditeur : Beyrouth est situé à la même latitude Nord que Dallas et Atlanta et cet éditeur peut affirmer que le climat de Beyrouth pendant l'été et l 'hiver est extrêmement doux en comparaison. En hiver, on peut prendre un bain de soleil et nager sur les plages de Beyrouth le matin et on peut skier sur la neige dans les montagnes l'après-midi même--un endroit parfait de vacances !]

Dans le passé, le Liban devait être un véritable paradis. Ses montagnes furent couvertes de cèdres et autres bois durs et de faune tels que les panthères, les ours et les loups. Sa ville célèbre de Baalbek avait une vue sur une vallée fertile abondante arrosée par les deux rivières et de nombreuses sources.

Sa richesse fut rehaussée par les ports de commerce animés de la côte. En plus du bois de charpente, il exportait des produits agricoles tels que le blé, les olives et l'encens. Il fut célèbre pour sa teinture pourpre qui donna son nom à la région côtière. Les Égyptiens l' appelèrent la « terre d'encens » car il fut une source principale d' encens et de myrrhe.

Pour les Sumériens, après le Déluge, le Liban fut un choix naturel comme emplacement du nouvel Éden, le paradis des dieux. Son isolement et ses frontières protégées rehaussèrent sa valeur comme station climatique et l'emplacement du nouveau Centre spatial.

Les terres furent assignées à Outou/Shamash, l'astronaute chef, et la ville de Baalbek devint ses quartiers généraux. Appelée Bet-Shémesh dans la Bible, elle fut littéralement la maison de Shamash. Dans la terre de Liban, ses activités sont graphiquement décrites dans le Mythe Enki et l'ordre mondial.

« Le héros, le taureau qui sort de la forêt de cèdres et qui rugit comme un lion. Le vaillant Outou, le taureau assuré, qui démontre fièrement son pouvoir. Le père de la grande ville, la place où Outou s 'élève, le grand héraut de saint Anou. Le juge, celui qui, parmi les dieux, prend les décisions, qui portent une barbe de lapis lazuli, qui vient du ciel sacré, Outou, le fils de Ningal, Enki plaça en charge de l'univers entier ».

Outou ou Shamash est décrit comme étant « responsable de l'univers entier » et puisque nous savons qu'il n'avait aucune charge administrative ou politique, nous supposons que c'est une métaphore de sa capacité à se déplacer à volonté et d'inspecter l'univers connu de l'espace. C'est depuis Baalbek qu'il « rugit comme un lion » et « démontre fièrement son pouvoir », faisant référence au bruit et l' agitation des lancements de fusées au Centre spatial.

UNE BRÈVE HISTOIRE DE DILMUN

4,000 avant J.-C. - Les terres se repeuplent après le Déluge.

3,500 avant J.-C. - Le Liban devient le nouveau jardin d'Éden. La ville spatiale est établie à Baalbek par Enki. L'astronaute chef Shamash y installe ses quartiers généraux de même que Ishtar. Byblos émerge comme port principal. [Note de l'éditeur : Le Commandant spatial, prince Outou, avait sa résidence personnelle dans « l'Hyperborée », indiquant qu'il devait souvent faire la navette entre Baalbek ou le Sinaï et la planète Nibirou amarrée. La princesse royale, commandante de l'espace, avait sa résidence principale à son palais « Shangri-La » dans la « terre d' Indra » ; elle et son amant, le duc Doumouzi, faisaient régulièrement la navette entre le Liban et l'Inde.]

2,900 avant J.-C. - Gilgamesh fait son voyage à la terre de cèdres et la terre de Shamash dans la poursuite de l'immortalité. Il atteint la ville spatiale et Ishtar lui fournit une fusée. Il rejoint Utnapishtim dans le vaisseau orbitant.

2,700 avant J.-C. - L'Égypte a le contrôle des villes côtières.

2,500 avant J.-C. - Le Dilmun standard pour l'or est utilisé par Ebla et les autres villes.

2,300 avant J.-C. - Sargon le Grand se vante d'avoir soumis la terre de cèdres et les villes côtières.

2,225 avant J.-C. - Naram-Sin envahit le Liban, détruit la ville spatiale à Baalbek et dévaste la vallée de Bekaa. Les terres sont empoisonnées par radioactivité et restent inoccupées pendant des siècles. La ville spatiale n'est jamais reconstruite. [Note de l' éditeur : Tel que démontré par Sitchin dans son livre « The Lost Realms », l'empereur Anou et l'impératrice Antou ordonnèrent au prince Enki de reconstruire le nouveau Complexe spatial à Nazca et à Machu Picchu, au Pérou. Le trident d'Enki/Poséidon est encore visible sur les falaises à Nazca, les approches du nouveau Centre spatial.]

2,085 avant J.-C. - L'invasion des rois de l'est de la 3ème dynastie d 'Ur. Le Liban est évité scrupuleusement. Le Complexe spatial alternatif du mont Sinaï (Jehel Halal) est détruit par Ur-Noummou.

1,447 avant J.-C. - L'Exode d'Égypte des tribus hébraïques sous Moïse. Fin du royaume central d'Égypte. Montée des villes-états indépendantes de la Phénicie.

969 avant J.-C. - Hiram, comme roi de Tyr et les Phéniciens s'allient avec Salomon et construisent le temple et le palais.

586 avant J.-C. - Fin de la domination des villes phéniciennes puisque Tyr est capturée et détruite par Nabuchodonosor. [Note de l'éditeur : Les trois dernières dates dans la chronologie précitée sont inexactes. L'Exode est daté à 1587 avant J.-C. Salomon construisit son temple entre les années 995-991 avant J.-C. Et Nabuchodonosor monta sur le trône de la Babylonie en 584 avant J.-C. et n'a pas complètement conquis le Levant jusqu'en 566 avant J.-C.]