LES SERPENTS ET LES DRAGONS VOLANTS

Par R. A. Boulay ©1990

Éditeur : Roberto Solàrion ©1997
Traducteur : Polo Delsalles ©2003

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Chapitre 16

LA VILLE DE LANCEMENT SPATIAL ET LES INSTALLATIONS SONT DÉTRUITES

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« Il [Naram-Sin] défia l'ordre d'Enlil, écrasa ceux qui furent soumis à Enlil, mobilisa ses troupes... Comme un bandit qui pille une ville, il éleva de grandes échelles contre la résidence, pour détruire l'Ekur comme un énorme vaisseau spatial... Contre la maison qui ne fut pas une montagne, où le cèdre fut abattu, il forgea de grosses haches, aiguisa des 'haches de destruction à double-tranchant.' La rasa jusqu' au fondation ». - Poème sumérien, « La malédiction d'Agade »

Les deux prochains chapitres représentent les activités dans les terres de l'Ouest durant le troisième millénaire avant J.-C. lorsque de multiples invasions par les rois de l'est causèrent la destruction des installations spatiales et la dévastation des terres du Liban, de la Palestine, de la Cisjordanie et du Sinaï. Les agents de cette destruction furent les rois de la dynastie d'Akkad et la troisième dynastie d'Ur.

LE COMPLEXE SPATIAL DÉPLACÉ VERS L'OUEST

Aujourd'hui, le climat de la Palestine est rude et sec. Il existe plusieurs indications que le climat avait été sans doute très différent 5000 ans auparavant. Des recherches basées sur le spectre du pollen et des profils obtenus de l'ensemble de la Palestine révèlent que la chute de pluie fut beaucoup plus abondante durant le troisième millénaire avant J.-C.

Des recherches à l'Université de Tel Aviv démontrèrent que la chute de pluie à cette époque là avait un modèle météorologique différent. La pluie provenait sans doute de fronts chauds poussés vers la Palestine par les vents de l'ouest en provenance de l'Océan Atlantique, alors que les orages actuels proviennent de l'est de la Méditerranée. Ce phénomène aurait causé des averses de pluie durant l'été et, par le fait même, une plus grande chute de pluie annuelle. Cela expliquerait la végétation abondante telle que démontrée par la distribution du pollen et, en particulier, la plus grande distribution de chênes dans le passé. Cela supporte également les énoncés de l'Ancien Testament qui font référence à la Palestine comme « une terre de lait et de miel ».

La dévastation des terres par les armées envahissantes, le surpeuplement subséquent, le surpâturage et le modèle météorologique changeant jouèrent probablement tous un rôle dans la transformation des terres du Levant vers la condition semi-aride qui existe aujourd' hui.

En particulier, la terre du Liban était luxuriante et munificente. Les installations spatiales furent réaménagées dans ce nouveau jardin d' Eden et une ville fut construite pour servir de quartiers généraux à la nouvelle plate-forme de lancement et aux installations de support. Elle devint le jardin d'Eden biblique et la « terre sumérienne de vie agréable ».

La vieille plate-forme de lancement à Sippar fut maintenant sous les eaux du Golfe Persique. De même pour Larak, le centre de contrôle de communications. Elle fut déplacée à Ur-Salem, connue éventuellement sous le nom de Jérusalem.

Un emplacement de lancement et un centre de contrôle alternatif furent établis à Jebel ou le mont Pelé, situé dans le Nord du Sinaï ou selon la Bible, le mont Horeb ou le mont Sinaï.

Un complexe de support fortifié fut localisé près du groupe d'oasis Cadès-Barné pour protéger le flanc est du complexe spatial. L' astronaute en chef Outou, qui avait précédemment gouverné Sippar, la ville spatiale, réapparut maintenant dans la terre du Liban sous le nom sémite de Shamash.

Des références aux trois emplacements principaux du complexe spatial sont situées dans le livre des Jubilés bien qu'elles soient formulées en termes religieux. Selon cette source, trois endroits sur la Terre furent sacrés au Seigneur. Après le Déluge, ils firent parties de la répartition des terres assignée à Shem. Cela explique peut-être pourquoi Shem fut favorisé au-delà de tout autre fils de Noé. Le Livre des Jubilés décrit ces emplacements comme suit : le jardin d'Eden, aussi appelé l'endroit sacré (tabernacle, propitiatoire) ; le mont Sinaï au milieu du désert ; et le mont Sion au milieu du nombril de la Terre.

Dans ce passage, il est clair que les trois emplacements furent relativement près les uns des autres et ne furent pas étendus sur le vaste étendu du Moyen-Orient. Le livre des Jubilés dit qu'ils furent « créés comme endroits sacrés se faisant face l'un l'autre ».

Mettant de côté le verbiage théologique, la référence au jardin d'Éden est le Liban, dont la capitale de Baalbek fut « l'habitation du seigneur ». Le mont Sinaï est situé sur la frontière du désert du Sinaï et servit de complexe spatial alternatif. Le mont Sion est un des trois sommets qui composent la ville de Jérusalem.

Sa plate-forme en roc massif devint par la suite l'emplacement du temple de Salomon et est maintenant occupée par le lieu de pèlerinage islamique appelé le Dôme du rocher. Comme « nombril de la Terre », Jérusalem servit de quartiers généraux et de centre administratif pour les installations spatiales de l'ouest.

OUR-SALEM, LE CENTRE DE CONTRÔLE ET DE COMMUNICATIONS

Bien avant l'époque des rois hébreux, Jérusalem avait été considéré comme ville sacrée par les gens natals de la terre de Canaan. Connue sous Salem ou Ur-Salem (ville capitale de Salem), elle comprenait trois sommets : le mont Tsophim au nord (maintenant appelé le mont Scopus) ou littéralement le « mont des observateurs », le mont Sion au sud qui signifiait « mont du signal », et au centre, le mont Morija ou le « mont de la direction ».

Le mont Sion est présentement occupé par le lieu de pèlerinage musulman appelé le Dôme du rocher et est censément l'endroit où Salomon y construit son temple. Ce lieu musulman est construit sur un roc façonné ayant une longueur de 57 pieds et une largeur de 44 pieds. Actuellement, de quatre à six pieds de roc dépassent du plancher avec, dit-on, des cavernes et des couloirs souterrains. D'une certaine manière, le monolithe est semblable à la plate-forme de roc de Baalbek, bien que plus petite.

Les trois sommets de Salem furent en quelque sorte le centre de contrôle semblable à ceux de Larak ou Nippour dans l'ancienne Sumérie. Dans les Saintes Écritures, Jérusalem fut appelé le « centre de la Terre » et la « montagne sacrée ». Le mont Sion fut connu comme étant « au milieu du nombril du Monde ».

Il est à noter que Jérusalem ne fut pas une ville sacrée pour les Israélites avant le temps de David. Cela n'est mentionné qu'une fois dans la Torah, les cinq premiers livres de l'Ancien Testament, et ce n 'est que dans un des livres qui le suit, Josué, chapitre 10, que nous retrouvons le nom. En fait, Sichem, une ville au nord de Jérusalem, fut considérée par les Hébreux comme site sacré, son lieu de pèlerinage étant situé tout près du mont Guézer. Son statut sacré est reflété par le fait qu'ils s'en servirent pour l'emplacement des téraphim, les idoles sacrées ou appareils de communications. Par contre, vu son importance, ce rôle pouvait aussi être dû à quelque raison inconnue, peut-être même comme radio régionale avec un appareil permanent pour contacter les dieux.

Dans le temps de Salomon, le temple fut construit sur le monolithe de roc à Sion qui fut en ce temps là considéré comme sacré. Toutefois, à cette époque là, son usage originel comme plate-forme d'atterrissage et de lancement fut perdu dans le passé, bien qu'il ait retenu son statut sacré. [Note de l'éditeur : Tel que décrit dans le livre de Sitchin, « The Lost Realms », après la destruction du complexe spatial du Sinaï durant les Guerres des Pyramides, la ville spatiale fut déplacée à Machu Picchu et le complexe spatial à la plaine de Nazca en Amérique du Sud. Donc, le roi Salomon fut, pour ainsi dire, capable de construire son temple sur la « montagne de dieu ».]

Au temps de David, le monolithe ne fut qu'utilisé comme plancher pour le battage du blé, mais David dut soupçonner son statut sacré lorsqu' il l'acheta pour construire le temple. De plus, il fut aussi situé près du roc à Sion où Jacob avait observé les anges qui montaient et descendaient une échelle ou un escalier vers les cieux : « Il eut un songe : Voilà qu'une échelle était dressée sur la terre et que son sommet atteignait le ciel, et des anges de Dieu y montaient et descendaient ! ... Jacob s'éveilla de son sommeil et dit : En vérité, Yahvé est en ce lieu et je ne le savais pas ! Il eut peur et dit : Que ce lieu est redoutable ! Ce n'est rien de moins qu'une maison de Dieu et la porte du ciel ! »

Soi dit en passant, l'expression « la porte du ciel » est la même terminologie employée par Gilgamesh pour décrire la terre de Shamash dans l'histoire de son voyage à la terre de cèdres où les dieux prirent la navette spatiale vers le vaisseau-mère orbitant la Terre.

OÙ ÉTAIT SITUÉ LE MONT SINAÏ CONNU ÉGALEMENT COMME LE MONT HOREB ?

Lorsque Moïse prit refuge dans la terre de Madiân pour s'enfuire du Pharaon, il rencontra Jéthro et élu domicile près du mont Horeb. La terre de Madiân fut localisée dans le nord-est de l'Arabie sur la rive est du Golfe d'Akaba. De là, les gens du pays de Madiân se répandirent au nord dans le Sinaï et dans le Moab, et aux terres à l'ouest d'Édom. Les gens du pays de Madiân s'appelèrent « les fils du serpent », et furent apparemment des descendants des Anounnaki qui furent assignés la tâche de défendre les installations du mont Sinaï et ceux de Cadès.

Puisque Jéthro est directement associé à la montagne sacrée et semble en être son grand-prêtre, il est presque certain que le mont Horeb serait situé dans la partie est du Sinaï, peut-être même à l'intérieur de la région générale de Madiân.

Cadès-Barné est également située dans cette région. Le mont Horeb serait situé relativement près de Cadès, car durant les deux ans avant leur migration dans le désert, cette ville fut le lieu de rassemblement des Israélites. Jebel Pelé, une montagne en forme de haut plateau à l'ouest de Cadès-Barné, semble avoir été le mont Sinaï ou le mont Horeb historique.

L'emplacement du mont Sinaï dans une région qui est la jonction du Sinaï, du Séïr, du Parân et de Cadès est indiqué dans Deutéronome, chapitre 33, à l'époque où Moïse récapitule les événements de l'Exode juste avant de mourir : «Yahvé est venu du Sinaï. Pour eux, depuis Séïr, il s'est levé à l'horizon, il a resplendi depuis le mont Parân. Pour eux, il est venu depuis les rassemblements de Cadès, depuis son midi jusqu'aux Pentes ».

Dans cette élocution remarquable, Moïse juxtapose ces quatre emplacements comme s'ils furent tout le même endroit. Dans le même sens, il est pertinent que l'objectif des rois envahisseurs de l'est quelque 600 ans auparavant fut un endroit appelé El-Parân dans le Nord du Sinaï.

Ainsi, le mont Horeb, le mont Sinaï, et le mont Parân semblent être des noms pour la même montagne ou peut-être un complexe de montagnes dans le Nord du Sinaï qui servit de centre spatial alternatif après la destruction de Baalbek. Cadès et son complexe d'oasis firent partie de ce réseau.

La preuve principale que le mont Sinaï fut situé relativement près de l'oasis Cadès est fournie dans la narration de Deutéronome, chapitre 1, où la distance entre les deux est affirmée en temps du voyage : « Il y a onze jours de marche depuis l'Horeb, par le chemin de la montagne de Séïr, jusqu'à Cadès Barné ».

Nous devons assumer que les Israélites franchirent peu de distance dans une journée durant leur Exode d'Égypte car leur mouvement fut en grande partie limité par ceux des troupeaux de moutons et de bétails qui devaient fourrager tout au long du parcours. Vu cette restriction, cela prendrait environ onze jours pour voyager du mont ou Jebel Pelé au complexe d'oasis à Cadès, soit une distance d'environ trente milles.

Dans la tradition orale des Juifs, il existe une légende intéressante racontant comment le mont Sinaï fut choisi comme l'endroit de la divinité. Connu sous le nom « Le concours des montagnes », il décrit comment le mont Thabor, le mont Hermon, et le mont Carmel luttèrent entre eux pour l'honneur d'être l'endroit du repos du « Shekinah du Seigneur », en d'autres termes, l'emplacement d'atterrissage de son vaisseau spatial. Cette controverse fut réglée par une voix du ciel qui leur dit : « Le Shekinah ne se posera pas sur ces hautes montagnes qui sont si fières, car il n'est pas la volonté de Dieu que le Shekinah devrait se poser sur les hautes montagnes qui se querellent entre-elles. Il préfère les basses montagnes, et parmi eux le Sinaï, parce qu'il est le plus petit et le plus insignifiant ».

Le mont Thabor a une altitude de 1938 pieds, le mont Hermon, 9055, le mont Carmel, 1791, et le mont Pelé, 2994. Les montagnes du Sud du Sinaï, les monts Musa et Ekaterina qui sont traditionnellement identifiés comme le mont Sinaï mesurent respectivement 7497 et 8668 pieds. Cette hauteur seule les éliminerait bien sûr de la légende. De plus, ils n'ont pas été associés à l'ancienne religion des Cananéens.

Les Monts Thabor, Carmel, et Hermon furent tous sacrés à l'ancien peuple de Canaan. Au 2ème millénaire avant J.-C., ces trois montagnes formèrent une trilogie d'endroits sacrés à Baal, où d'anciens lieux de pèlerinage à ce dieu furent localisés. Le fait que ces trois montagnes furent considérées par les Hébreux comme l'emplacement de leur montagne sacrée démontre les éléments cananéens qui faisaient partie de la religion hébraïque du temps.

La légende dit qu'une basse montagne fut choisie comme emplacement du vaisseau spatial. Le mont Pelé près de Cadès est une basse montagne avec un sommet plat qui, non seulement caractérise la légende, mais est très approprié à servir de plate-forme de lancement et d' atterrissage.

L'IMPORTANCE DU COMPLEXE DE CADÈS

Anciennement, la région autour de Cadès-Barné semble avoir été de grande importance. En l'an 2085 avant J.-C., elle semble avoir été un des objectifs des rois envahisseurs. Après avoir vaincu les forteresses des Réphaïm en Cisjordanie, ils écrasèrent alors «. les Horites dans les montagnes de Séïr jusqu'à El-Parân, qui est à la limite du désert. Ils firent un mouvement tournant et vinrent à la Source du Jugement c'est Cadès; ils battirent tout le territoire des Amalécites et aussi les Amorites qui habitaient Haçaçôn-Tamar (En-Gedi) ».

Ils durent éviter Cadès pour frapper leur cible principale--le complexe spatial au mont Sinaï (El-Parân). Ils retournèrent alors pour détruire les fortifications et les installations de support spatial à Cadès. Allant vers le nord, ils détruirent la citadelle d'En-Gedi qui protégea la vallée de Siddim du côté sud.

Le nom Cadès-Barné (Cadès signifie sacré) est généralement appliqué à un grand complexe d'oasis nourries par des sources souterraines de cette région. Dans les temps anciens, ce complexe fut grandement fortifié. Des ruines de nombreuses fortifications dans la région datent d'environ 2000 avant J.-C., temps auquel ils semblent avoir été détruits pour ne jamais être reconstruits.

La région du mont Sinaï et de Cadès fut de grande importance aux Hébreux car elle servit d'endroit de rassemblement à l'époque de l' Exode. Ce fut de cet endroit que le Seigneur leur dit d'envoyer des éclaireurs à Canaan pour inspecter la terre et faire un compte rendu de l'état de ses défenses. Les éclaireurs ne rencontrèrent pas le corps principal des Amalécites, puisqu'en ce temps, ils furent déjà présents en Égypte. Ils se mêlèrent aux habitants de la région, se rendant vers le nord aussi loin que Hébron. Ce qu'ils trouvèrent et rapportèrent à Moïse fut décourageant--la terre fut habitée par les fils d'Anak qui, comme les Amalécites, furent de féroces guerriers. Vraisemblablement, ils virent les forteresses des Anakim de type-glacis.

À Cadès, les nouvelles furent mal-reçues par Moïse qui réalisa enfin que sa petite armée désorganisée ne pourrait pas conquérir les descendants des Réphaïm. Dès ce moment, un groupe de chefs de tribus décidèrent d'entreprendre une incursion dans la terre de Canaan et ils furent solidement battus à Horma. Cela marqua la fin de leurs tentatives de pénétrer directement la terre de Canaan.

Après avoir passé deux ans à l'oasis de Cadès, les Israélites envoyèrent une délégation aux rois d'Édom et de Moab demandant l' autorisation de traverser leur terre sans résistance pour se rendre en Cisjordanie. Cette permission leur fut refusée et ils durent prendre le long chemin de la Mer Rouge.

Durant le onzième mois de la quarantième année, Moïse adressa son peuple du mont Nébo juste avant de traverser la rivière Jourdain, tel qu'énoncé dans Deutéronome, chapitre 2 : « Puis nous avons fait demi-tour et nous sommes partis au désert, en direction de la mer de Suph [Rouge], comme Yahvé me l'avait ordonné. Pendant de longs jours nous avons tourné autour de la montagne de Séïr. ... Vous avez assez tourné autour de la montagne : prenez la direction du nord. ... De Cadès Barné au passage du torrent de Zéred notre errance avait duré trente-huit ans ; ainsi avait été éliminée toute la génération des hommes en âge de porter les armes, comme Yahvé le leur avait juré ».

L'Ancien Testament est étrangement silencieux sur ces 38 années que les Israélites passèrent dans le désert de Cadès à l'entrée de la Cisjordanie. Il est évident qu'il manque des livres dans l'Ancien Testament, tel que ceux mentionné ailleurs--le livre des guerres de Yahvé, et le livre de Yasher. Omis intentionnellement par les scribes ou simplement perdu dans l'antiquité, ces omissions se rapportent à des périodes critiques dans l'histoire des Hébreux. Leur recouvrement résoudrait plusieurs énigmes de l'Ancien Testament.

LES VILLES DE L'OUEST DU TROISIÈME MILLÉNAIRE AVANT J.-C.

La ville commerciale d'Ebla domina les terres de l'ouest pendant cette période et nous en avons plusieurs détails provenant des archives trouvées à Tell Mardikh. Ces tablettes fournissent une histoire de ses activités d'environ 2550 à 2250 avant J.-C., date à laquelle elle fut complètement détruite. Durant le 26ème siècle avant J.-C., elle domina tout le commerce de l'ouest sinon dans tout le Moyen-Orient.

En Mésopotamie à cette époque, de faibles dynasties gouvernèrent créant ainsi la possibilité de villes telles qu'Ebla d'obtenir et de retenir une grande indépendance. Par rapport à son emplacement stratégique qui chevauchait les routes de commerce de la Mésopotamie jusqu'à la Méditerranée, Ebla devint un centre commercial dominant ayant de l'influence sur la plupart des villes du Moyen-Orient. Elle fut d'importance telle qu'elle ne pouvait pas être ignorée par les souverains de la Mésopotamie qui, par tradition, gouvernèrent la totalité de cette région.

Les archives d'Ebla révèlent plusieurs rapports et relations commerciales comme, par exemple, une affinité spéciale avec la ville de Mari sur l'Euphrate, l'entrepôt de marchandises allant de la Mésopotamie vers l'ouest. En plus de traités commerciaux, les deux villes coopérèrent en diverses matières académiques telle que la formation de scribes, une profession très importante à l'époque.

Un autre texte retrouvé indiqua une liste géographique de villes qui entretenaient des relations commerciales avec Ebla--Byblos, Sidon, Asdod, Megiddo, Jaffa, Carkemisch, et plusieurs autres pas encore localisées. Ces listes fournissent un catalogue des villes viables de l'époque.

De signification particulière dans cette relation commerciale est une liste de villes mentionnées dans la Genèse--Sodome, Gomorrhe, Adma, Tseboïm, et Béla. Elles sont toutes inscrites sur une seule tablette précisément dans le même ordre mais avec l'ajout de Damas. La répétition des villes telles que trouvées, dans le même ordre, semblerait impliquer un rapport spécial parmi les cinq villes, peut-être un consortium ou une alliance commerciale.

L'importance d'Ebla dans le panorama du Moyen-Orient est attestée par l'usage de « en » pour dénoter le roi. Il révèle un statut spécial et d'étroites relations avec Ourouk dans la mesure où seuls les rois d' Ourouk, la cité sacré d'An, furent permis d'utiliser ce titre prestigieux. D'autres souverains de la Mésopotamie furent désignés « lugal ».

La plus vieille référence à Ebla dans la littérature cunéiforme de la Mésopotamie date de la période de la dynastie d'Akkad, de 2334 à 2154 avant J.-C. Sargon le Grand, le fondateur de la dynastie, se vante d' avoir conquis Ebla. Cependant, il n'a pas spolié la ville car elle survit son règne.

Cent ans plus tard, son petit-fils Naram-Sin ne fut pas satisfait de la soumission des villes de l'ouest et les détruisit. Selon l' archéologue Pettinato de l'Expédition italienne de 1974 qui déterra le palais royal d'Ebla, il trouva « des traces réelles d'une énorme conflagration et que Naram-Sin d'Akkad fut considérée responsable de sa destruction ».

Généralement appelé le début de l'Âge de Bronze, de 3000 à 2000 ans avant J.-C., cette période vit sa fin par une destruction quasi totale. La ville d'An fut complètement détruite en 2200 avant J.-C. et demeura un tas de pierres durant mille ans. Également, Jéricho fut brûlée par une énorme conflagration à la même époque.

Telle que Jéricho protégea la frontière sud de la vallée du Jourdain, Bet-Shéân contrôla les approches du nord, tout en dominant la vallée à sa partie la plus large et protégeant la route qui la rattachait au littoral. La citadelle de Megiddo monta la garde à l'extrémité Ouest de cette route.

La forteresse de Bet-Shéân est d'intérêt particulier car elle est importante pour une autre raison. Le nom Bet-Shéân signifie le « Temple du Dieu Serpent », et de nombreuses représentations de serpents y furent trouvées. Elle fut peut-être le centre de culte du serpent répandu à cette époque en Palestine.

Durant le 3ème millénaire, une grande population occupait le sud de la Cisjordanie près la Mer Morte. Un vaste cimetière trouvé à Bab Edh-Dhra révèle des centaines de tombes en forme de puits utilisées pour les enterrements de groupe. Une évaluation de la dimension du cimetière indique qu'il pourrait contenir au moins 20,000 de ces tombes. La région souffrit la dévastation vers 2200 avant J.-C. et demeura une terre inculte durant près de mille ans.

SARGON LE GRAND ET L'ASCENSION DE LA DYNASTIE D'AKKAD

Historiquement, sauf pour les exploits de Gilgamesh, un des rois de la ville d'Ourouk, nous avons peu d'informations concernant sur la première moitié du 3ème millénaire avant J.-C. Les villes-états de la Mésopotamie furent gouvernés par une succession de rois faibles et nous n'avons aucun détail des règnes de ces derniers jusqu'à la venue de Sargon, qui fonda ce qui est désignée la dynastie d'Akkad vers 2334 avant J.-C.

Sargon n'est pas né d'un roi légitime ; ses antécédents sont un mystère, et son nom devint légendaire aux générations subséquentes qui se référaient à lui comme Sargon le Grand. Il est possible qu'il ait été le fils d'une prêtresse et d'un dieu sumérien ici sur la Terre en escapade. Son origine est décrite dans le poème biographique « La légende de Sargon ».

« Je suis Sargon le puissant roi, roi d'Agade. Ma mère fut un enfant substitué à un enfant volé--une prêtresse ('changeling'), et mon père, je ne le connaissais pas. Ma mère me conçut dans le secret, elle me donna naissance ». Sargon décrit alors comment il fut mis à la dérive sur la rivière Euphrate dans un panier de roseaux scellé avec du bitume et fut trouvé plus tard par une porteuse d'eau qui l'éleva comme son propre fils. Sargon révèle alors comment il travailla comme jardinier et vint à l'attention de la déesse Inanna (Ishtar) qui lui accorda ses faveurs et le rendit roi de la ville d'Agade.

Le terme « changeling » est parfois traduit comme prêtresse car sa signification est incertaine. Cependant, ce fut le terme appliqué à la progéniture d'un dieu et d'un humain de la Terre. Puisqu'ils contenaient du sang divin, ils furent considérés comme membres de l' aristocratie et, en tant que race de rois et de prêtres semi-divins, ils gouvernèrent l'empire sumérien.

Tout d'abord, Sargon devint l'échanson du roi de Kish ; alors, pour une raison inconnue, Kish perdit l'approbation des dieux et Sargon devint roi d'Agade. La transition est décrite dans le poème historiographique, « La malédiction d'Agade », qui suggère fortement que Sargon fut assisté par certains dieux qui lui facilitèrent la tâche en détruisant Kish et Ourouk.

« Après que le front renfrogné d'Enlil avait tué [les gens de] Kish comme le taureau du ciel, après qu'il eût pulvérisé la maison d'Ourouk en poussière, comme un taureau géant, et après un certain temps, à Sargon le roi d'Agade des terres du nord jusqu'aux terres du sud, Enlil lui donna la seigneurie et la royauté ».

Le « taureau du ciel » fut un euphémisme souvent utilisé dans les légendes sumériennes pour désigner une des armes spéciales utilisées par les divinités. Par exemple, elle est graphiquement contenue dans la légende de Gilgamesh, lorsque lui et son compagnon Enkidou réussirent à détruire le « taureau du ciel », une arme envoyée par la déesse Ishtar.

Des inscriptions préservées de Sargon, nous savons qu'il conquit toute la Syrie du nord aussi loin qu'en Anatolie et jusqu'aux frontières de Liban. Elles fournissent également la première référence cunéiforme enregistrée à la ville d'Ebla :

« Sargon le roi se prosterna en prière devant Dagon (Enlil) à Tuttul (maintenant connu comme Hit). Il lui donna les régions supérieures : Mari, Iarmutu et Ebla, aussi loin que la forêt de cèdres et les montagnes d'argent. Enlil ne permit à personne de s'opposer à Sargon ».

Quelques détails intéressants sont à remarquer dans les revendications de Sargon. Il conquit la Mésopotamie et la vallée supérieure et les terres de l'ouest, jusqu'aux frontières de l'Anatolie (la montagne d' argent) et du Liban (la forêt de cèdres). Ailleurs, il décrit comment il captura les villes du littoral du Liban et la vallée de Bekaa, tel qu'indiqué dans le poème où il se vante, « La légende de Sargon » : « J'ai encerclé les terres maritimes trois fois. Dilmun, ma main captura ».

Les villes de la côte méditerranéenne furent apparemment capturées par Sargon, des villes qu'on désignait souvent les « terres maritimes » dans la littérature de la Mésopotamie. Bien que Sargon ait pénétré la vallée sacro-sainte entre les montagnes, il ne causa apparemment aucun dommage et fut seulement satisfait de placer son inscription sur la terre de Dilmun.

Sargon conquit le monde connu de l'Égypte à l'Inde et devint connu comme un génie militaire, un administrateur imaginatif et un entrepreneur, et une des figures politiques les plus remarquables de l 'ancien Orient. Par la suite, des légendes et des chroniques célébrant les exploits de Sargon suggèrent que ses conquêtes purent inclure les terres de l'Égypte, de l'Éthiopie et aussi de l'Inde.

Contrairement aux souverains qui le suivirent, Sargon préféra conquérir et gouverner son vaste empire, comprenant tout le monde connu. Cela est manifeste dans les archives d'Ebla qui révèle que la ville semblait prospérer sous l'administration de Sargon mais fut, par la suite, détruite par son petit-fils Naram-Sin.

À la mort de Sargon, la royauté alla à son fils Rimush qui prit charge d'un empire déchiré par la révolte et la rébellion. Rimush gouverna durant neuf ans pendant lesquels il tenta de subjuguer les villes mésopotamiennes qui furent devenues rebelles. Son court règne suggère une mort violente et de source officieuse, il fut tué par ses serviteurs.

Manishtushu devint le régent et gouverna durant 15 ans et fut principalement préoccupé de tenter de recouvrir les colonies distantes qui étaient devenues rebelles. Il semble lui aussi avoir été tué dans une révolte au palais. Ce n'est pas clair si Naram-Sin avait tué son père pour assumer la royauté mais en fonction de ses activités subséquentes, il semble que cela ait été possible.

Gouvernant de 2254 à 2218 avant J.-C., Naram-Sin subjugua les villes rebelles de la Mésopotamie et recouvra les colonies perdues. Malheureusement, son ambition sans frontière et sa nature impitoyable n'ont pas bien pressenti ; et bien qu'il ait tenté de recouvrir l' empire de son grand-père Sargon, il accomplit cela à un terrible prix.

Il détruisit non seulement les installations spatiales de Baalbek mais dévasta aussi les terres du Liban, et empoisonna la terre pour qu'elle soit inhabitable durant mille ans. Il se vanta d'avoir détruit les villes de l'ouest telle Ebla. Naram-Sin se proclama un dieu et assuma tout l'apparat de la royauté des dieux, portant une coiffe cornue, l' emblème d'un dieu. Il plaça également le « dingir » ou l'emblème d' étoiles devant son nom, un usage restreint aux dieux. Ses politiques fracassèrent la dynastie d'Akkad et les terres de la Mésopotamie furent dévastées et restèrent chaotiques durant cent ans.

NARAM-SIN, LE ROI QUI SERAIT UN DIEU

Étant une figure aussi énergétique que son grand-père, Naram-Sin devint le sujet de plusieurs traditions, quelques-unes flatteuses, mais non la plupart. On se souvient de lui comme le roi qui avait causé la destruction de la ville d'Agade et la fin d'une dynastie.

Il étendit les frontières de l'empire sans pitié, se décrivant comme « roi des quatre quartiers », ce qui signifiait seigneur du monde civilisé entier tel que connu à cette époque.

De plus, il s'appelait « conquérant d'Arman et d'Ebla », se vantant d' avoir été le premier à détruire ces villes. Cette prétention a un fondement de vérité car lorsque les archéologues déterrèrent Ebla en 1974, ils découvrirent alors des preuves d'une énorme conflagration, la ville ayant été détruite à cette époque. Les ruines d'Arman n'ont pas encore été localisées.

Il existe trois sources principales qui fournissent la plupart des informations que nous savons à propos de Naram-Sin et de sa carrière :

1. Une stèle qu'il éleva à Sippar, trouvée plus tard à Susa, le démontrant en train de grimper une montagne sur les formes prosternées de ses ennemis. Il fait face à un objet conique énorme sur le sommet d 'une montagne, avec l'étoile de Shamash au-dessus. Naram-Sin porte la coiffe cornue d'un dieu. L'objet conique devant lui est une représentation symbolique de la capsule de commande, telle que discuté auparavant ; elle fut l'habitation des dieux.

2. Une composition sumérienne connue comme « La légende de Naram-Sin » qui fait part de son expédition à une terre montagneuse où il détruisit une ville rebelle, mais où il perdit aussi toute son armée.

3. Un poème sumérien historiographique plutôt long (280 lignes), « La malédiction d'Agade, l'Ekur vengé », lequel fut composé bientôt après sa mort, peut-être comme une exonération pour ses politiques destructrices et son comportement sacrilège dans le pillage de l'Ekur sacré, qui poussa les dieux à placer une malédiction sur Naram-Sin et sa ville d'Agade.

Ces trois sources semblent être en rapport avec l'expédition de Naram-Sin à la terre du Liban et l'anéantissement de la ville spatiale de Baalbek.

LA DESTRUCTION DE « L'EKUR » OU LA TOUR DE FUSÉE ET L'ÉDIFICE D' ASSEMBLAGE A BAALBECK

La narration de « La malédiction d'Agade » commence avec la montée au pouvoir de Sargon avec le support d'Ishtar, qui fit d'Agade sa ville tutélaire. Selon l'auteur, assisté d'Enlil, l'empire de Sargon prospéra jusqu'à l'accession de Naram-Sin à la royauté. Peu de temps après qu'il assume le pouvoir, les dieux abandonnèrent la ville et, Ishtar enleva son parrainage, laissant la ville faible et appauvrie.

En premier lieu, Naram-Sin accepta son destin avec humilité, mais après sept ans de ce comportement contrit, il consulta l'oracle de l' Ekur et fut apparemment refusé. Son humilité se transforma en défi et, mobilisant son armée, assaillit l'Ekur, profana ses lieux sacrés et dévasta les terres.

Selon la légende, cela lui attira l'ire d'Enlil qui déchaîna les tribus barbares des collines environnantes qui répandirent la dévastation partout dans les terres de la Mésopotamie.

La clef pour comprendre cette histoire est l'identification de « l' Ekur » d'Enlil dont la profanation fut sérieuse au point d'attirer l' ire des dieux qui avaient été convoqués en conseil. Selon les traductions et interprétations courantes, l'Ekur fut traditionnellement l'équivalent du temple d'Enlil sur le dessus de la ziggourat à Nippour, sa ville sacrée.

Cependant, cette identification soulève plusieurs difficultés avec le texte, car la ville de Nippour n'est ni mentionnée ou même suggérée nulle part dans le texte.

Le terme sumérien E-KUR est composé de la lettre ou du symbole E, signifiant « résidence ou maison » et KUR, le mot pour « montagne ou colline ». Dénotant une formation géographique naturelle, ce terme s' applique aussi à une montagne artificielle telle une ziggourat ou à n' importe quel grand édifice. Les gratte-ciel d'aujourd'hui correspondraient très bien à la description du terme Ekur.

Il n'y a aucune indication dans le texte que l'Ekur dont on fait référence est celui de la ville de Nippour et on supposa que ce fut le temple d'Enlil qui avait été profané. Le texte énonce clairement que l 'Ekur fut localisé dans une terre boisée de buis, de cyprès et de cèdres. Il n'y a pas de forêts dans la plaine alluviale mésopotamienne près de Nippour, bien que ce fait important soit passé inaperçu par les traducteurs et les commentateurs.

Le texte cunéiforme énonce clairement dans certains passages que ce site fut en dehors de la Mésopotamie et pointe plutôt à la terre du Liban et la ville de Baalbek. Selon le texte, les actions de Naram-Sin furent les suivantes : « Il défia le mot d'Enlil, écrasa ceux qui furent soumis à lui [Enlil], mobilisa ses troupes ».

Il est évident que Naram-Sin est complètement aliéné du panthéon sumérien, et en particulier de son chef Enlil qui avait donné sa bénédiction à Sargon pour la conquête d'Ebla et de Dilmun. Le poème décrit alors l'assaut de Naram-Sin sur l'Ekur d'Enlil : « Comme un bandit qui pille une ville, il éleva de grandes échelles contre la résidence, pour détruire l'Ekur comme un énorme bateau... contre la résidence qui ne fut pas une montagne, où les cèdres furent abattus. Il forgea de grandes haches, aiguisa des haches de destruction à double-tranchants ».

Ces soi-disant grandes « haches de destruction » réfèrent sans doute à quelque sorte d'arme destructrice à grande échelle. La destruction de l'Ekur fut entière et les effets furent si répandus qu'ils affectèrent toutes les terres avoisinantes, même celle de la Mésopotamie. Les forêts de la terre de l'Ekur furent complètement dévastées : « Naram-Sin lança dans le feu les cèdres, les cyprès, les zabalums[?] et les buis. Ses gigunas [temples ?], il pulvérisa ».

La destruction des terres fut complète, l'Ekur détruit et son contenu pillé et envoyé à Agade. La structure sur la plate-forme de pierres à Baalbek, la montagne artificielle ou l'édifice d'assemblage des fusées et la structure de lancement furent détruites. Ce fait est décrit plus loin dans le poème : « Les gens virent maintenant la « cella » intérieure de l'édifice, la résidence qui ne connut aucune lumière, les Akkadiens virent les vaisseaux sacrés des dieux, son grand « lahama » du « dubla », qui se trouva à la résidence ».

Les termes « lahama » et « dubla » sont inconnus et demeurent sans traduction car ils ne correspondent à aucune signification connue. Le contexte de leur emploi indique qu'ils font référence à quelque chose sur l'Ekur lui-même, tel qu'un propulseur auxiliaire de départ situé dans la « cella » ou pièce intérieure de l'édifice. « Cella » est le terme couramment utilisé pour la partie intérieure la plus sacrée du sanctuaire d'un temple ou d'un palais, i.e., le tabernacle ou propitiatoire. Bien que le poème soit en Akkadien-sémite, il est très probable que ces termes inconnus sont des termes provenant du Sumérien originel. Dans le cas de « Dubla », DU est le terme sumérien pour « lien ou rapport », et BLA, une forme de BAL signifiant « poutre » telle qu'appliquée aux structures de bâtiments. Ainsi, DU-BLA peut être la structure ou « poutre de liaison » qui réfère à la structure pour la fusée verticale, qui dans ce cas, serait le « lahama ».

Le terme « lahama » a aussi sa définition sumérienne. LA signifie brillant ou lumière, HA ou KA est le mot désignant la bouche ou l' action de parler, et MA est le terme commun utilisé pour vaisseau ou embarcation. Donc, LAHAMA signifierait probablement «le vaisseau dont la bouche est bruyante et brillante » ou, en d'autres termes, une fusée spatiale.

Donc, le poème épique « La malédiction d'Agade » révèle clairement que l'Ekur ne fut pas seulement qu'un temple sur le dessus d'une ziggourat à Nippour mais fut en réalité l'édifice de fusées en forme de tour assis sur la plate-forme de lancement à Baalbek. Les terres boisées et dévastées par Naram-Sin furent celles du Liban. [Note de l'éditeur : Il est à remarquer que ce compte rendu de la destruction du port spatial de Baalbek est très différent de celui proposé par Zecharia Sitchin dans « The Wars of Gods and Men ».]

Dans le poème, Naram-Sin consulta un oracle, probablement Ishtar, pour demander l'accès aux terres sacrées et s'est vu refusé, telle que l' histoire de Gilgamesh. C'est peut-être à ce temps qu'il décide d' envahir et de saisir les terres. Dans, « La légende de Naram-Sin », il y a une situation semblable où un oracle refuse la demande de Naram-Sin et il décide de mobiliser son armée et d'envahir la « terre montagneuse », et de détruire la « ville rebelle ».

L'emploi d'armes destructrices spéciales à grande échelle est suggéré par la référence aux haches de la destruction à double-tranchants. Dans « La légende de Naram-Sin », une arme semblable appelée « le déluge de vent » est utilisée et cause aussi des dégâts massifs et met fin à la guerre. Selon « La malédiction d'Agade », les armes de Naram-Sin, « le rasa jusqu'au fondation de la terre... il déchiqueta ses arbres 'mes'[?], la poussière s'envola dans le ciel. Il détruisit ses jambages, causa la perte de vitalité de la terre ». [Note de l' éditeur : L'expression « arbres mes » est sans doute une référence aux MEs des dieux sauriens, et le vol des MEs d'Anou par Mardouk déclencha les Guerres de la Pyramide, telles que décrites par Sitchin.]

Naram-Sin reçu un vif châtiment. Selon le poème, Enlil convoqua les dieux pour une réunion spéciale et la gravité de l'affaire est illustré par le panthéon qui décida de son sort : Enki, Inanna (Ishtar), Sin, Ninourta, Ishkour (Adad), et Outou (Shamash), tous des dieux majeurs qui prirent les décisions importantes du panthéon. [Note de l'éditeur : Traduit en termes mythologiques grecques, cette collection de dieux consiste de, dans l'ordre ci-dessus, Zeus, Poséidon, Aphrodite, Hermès, Vulcan/Typhon, Arès et Apollon.] Il fut d 'abord décidé de raser toute la Mésopotamie mais ils se laissèrent attendrir et ne punirent seulement que la ville d'Agade. La destruction de la ville fut si minutieuse qu'à ce jour son emplacement n'a pas été trouvé.

Cependant, la destruction s'étendit aux autres régions de la Mésopotamie qui demeurèrent dans une condition chaotique et dévastée durant cent ans. Cette condition put être causée par un nuage de retombées radioactives du Liban, du fait que la Mésopotamie est dans la direction des vents dominants.

Le poème décrit des conditions de faim et de maladie, et il raconte comment ceux « qui dormaient sur le toit sont morts sur le toit », apparemment le résultat d'irradiation à la retombées des nuages radioactifs.

L'autre poème sumérien intitulé « La légende de Naram-Sin » se reporte à une de ses expéditions à une terre distante où il détruisit les habitants d'une « ville rebelle » située dans une terre montagneuse. Naram-Sin fit la guerre à quelques centaines de milliers de troupes de cette terre.

Durant trois années consécutives, Naram-Sin dépêcha une grande armée pour conquérir les terres montagneuses : 180,000 furent envoyés la première année, 120,000 la deuxième et 60,000 la troisième. Mais aucun d'eux ne revint vivant. Les armées semblent avoir été détruites par une « arme du déluge de vent », qui ressemblait au « haches de destruction » mentionnées dans l'autre poème.

Il n'est pas clair qui initia l'arme d'anéantissement, Naram-Sin ou les défenseurs des terres montagneuses. Certes, les résultats furent dévastateurs à la terre du Liban et aussi à la civilisation de la Mésopotamie. Les terres du Liban furent scrupuleusement évitées durant les mille prochaines années.

Les légendes du héros Gilgamesh furent connues de Naram-Sin ; et dans sa grande ambition, il tenta probablement de l'imiter, et aussi de suivre l'exemple des exploits de son grand-père Sargon. Se déclarant un dieu, cela démontre que l'égocentrique Naram-Sin n'avait aucune limite à son trop d'ambition.

Cent cinquante ans plus tard, un autre roi de l'est envahit les terres de l'ouest pour fondamentalement les mêmes raisons que Naram-Sin, pour saisir ou détruire les installations spatiales qui furent à l'époque situées dans la partie Nord du Sinaï près de la région de Cadès, ayant été déplacées de Baalbek. La catastrophe frappa de nouveau les terres de l'ouest, mais le roi envahisseur ne fut pas épargné.

Après la mort de Naram-Sin, il y eut quelques rois mineurs de la même dynastie, mais ils gouvernèrent sur une terre en ruine et ne pouvaient pas contenir l'attaque des tribus gutiennes qui descendirent des montagnes environnantes. Les terres restèrent entre les mains des hordes gutiennes durant environ cent ans, à l'époque où il n'y avait aucune autorité centrale en Mésopotamie.

On attribue à Outou-Hegal l'expulsion des Gutiens et la réorganisation des villes sous la troisième dynastie d'Ur. Il fut renversé par un suppléant, un nommé Ur-Nammou, qui tenta lui aussi de ressusciter la gloire du vieil empire.